LE SUICIDE DE SAÛUL
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LE SUICIDE DE SAüL.
Bois de chêne ; 34 : 56 cm. Signé : BRVEGEL MCCCCCLXIII (millésime indistinct).
Depuis 1783 dans la Galerie impériale.
Un petit tableau de 1563, traité finement à la façon d’une miniature, qui fait apparaître le Bruegel des Paysans comme précurseur de son fils Jan Bruegel, dit Bruegel de Velours, qui ne travaillera que beaucoup plus tard. Le paysage, avec ses nombreux et fins mélèzes et pins, qui font songer que Bruegel a pris des croquis dans les régions alpestres, est du plus grand charme. L'ondoiement dans le ravin de la mêlée tumultueuse des troupes pesantes armées de lances est magistralement rendu. Bruegel représente les armées des Israélites et des Philistins comme l'étaient celles de son temps. Il ne connaît pas encore la notion moderne de l’anachronisme. A gauche sur une hauteur, on voit, comme si c'était un épisode, la scène capitale, le suicide de Saül. Saül s'est déjà précipité sur son épée, et, comme son écuyer voit maintenant qu'il est mort, il se précipite à son tour sur son épée. Bruegel raconte cet incident d’une façon très ingénue, conformément à la Bible, et sans aucun pathos.
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