‹ Les tableaux de Peter Bruegel, le vieux, au Musée Impérial à VienneChapitre 9 sur 16 · LE MASSACRE DES INNOCENTS · texte numérisé non relu

LE MASSACRE DES INNOCENTS

Bois de chêne ; 116 : 160 cm. Signé : BRVEGEL. Collection de l’empereur Rodolphe II.

Dans la représentation du Massacre nous remarquons un anachronisme qui peut-être nous est encore plus sensible. Nous avons devant nous un village néerlandais enfoui dans la neige épaisse. Un escadron de cavalerie à fait irruption et les soldats dispersés entrent de force dans toutes les maisons pour arracher aux mères leurs enfants. Il se joue là un grand nombre de scènes saisissantes, mais la défense des paysans, qui fuient, ou prient, ou verrouillent leurs maisons, est vaine. Bruegel a situé à plusieurs reprises dans des paysages neigeux des épisodes bibliques, parmi lesquels aussi le Dénombrement à Bethléem et l’Adoration des Rois. Dans cette tendance il n’a pas de prédécesseur et il n’a certainement agi que d'inspiration personnelle. En tant que peintre il aimait à rendre la neige et effectivement il n’y a pas eu de plus grand peintre de la neige que lui.

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