‹ Les tables de survieChapitre 4 sur 13 · DO · texte numérisé non relu

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La grande mortalité enfantine de la Bavière est la cause principale qui en affaiblit la vitalité (1). La faible mortahté enfantine, au contraire, qui caractérise les États Scandinaves est la principale cause de supériorité de la Norvège, cette dernière cependant conserve à tous les âges plus de survivants que les autres pays (2).

La vitalité française, très voisine de celle de l'Angleterre, occupe ainsi en Europe une situation moyenne, relativement bonne, tandis que la population bavaroise, qui se laissait, quand la table a été construite, le plus enîamer, et qui a encore aujourd'hui une forte mortalité, se trouve au bas de l'échelle et que la Norvège marque le niveau supérieur.

Entre les tables calculées sur des têtes choisies, les différences d'un pays 5 l'autre sont en général beaucoup moins grandes qu'entre les tables dressées d'après la dîme mortuaire de la population entière. C'est pourquoi un petit nombre de termes de comparaison, pris dans des tables construites sur des éléments divers, suffît; nous donnons dans le tableau ci-joint, à côté de Deparcieux et de Kertanguy, la table des vingt compagnies (3) pour l'Angleterre, celle de l'assurance mutuelle de Gotha (4)

(1) Pendant les 5 premières années de la vie, la Bavière perdait alors 404 enfants sur 1,000, et la Norvège 189 seulement. Quetclet, dans son travail sur les Tables de mortalité et leur développement {xi^ 22)^ défalquant la mortalité enfantine des enfants naturels qui surchargent la mortalité générale de la Bavière, a dressé une table sur laquelle la survie bavaroise se rapproche beaucoup de celle de la France.

(2) Cependant la table do Norvège, tout en accusant à chaque âge plus de survivants, ne présente guère, relativement à la table de Bertillon, qu'un excédent de 100 pour chaque âge; or cet excédent existe déjà à partir de la dixième (et même de la 5*^ année, 811 survivants en Norvège, 710 en France).

(3j Les actuaires anglais avaient dressé en 1813 une table {Expérience mortalitij, table n'^ 1) fondée sur Texpérience de 17 compagnies. En 1862, Tlnstitut des actuaires anglais forma une commission qui s'entendit avec Tlnstitut écossais et qui dressa une nouvelle Table des vingt compagnies. Cette table dite Expérience table n^2y qui porte sur les personnes en bonne santé (ÏI. m. f. Jlealthy lives maies and females) et publiée en 1853, porte sur 160,420 assurés, dont 2G,72l décédés. Elle se décompose en l)lusieurs tables, avec distinction des sexes.

(4) La Table de la Société mtdiicllc d'assurances sur la vie de Gotha , publiée en 1880, est fondée sur une expérience de ans (1829-1878) et porte sur 85,321 assurés et 22,017 decédés.

pour TAIlemagne et celle de Uomans (1) pour les l^]tats - Unis. Le bien-être ilans tous les pays, aujourd'hui comme au siècle passé, est juscpTà un certain point un préservatif contre une mort prématurée.

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