‹ Les tapageurs: comédieChapitre 11 sur 144 · CARDONA.T · texte numérisé non relu

CARDONA.T

Bruyamment, madame. On a ennobli la réclame ; elle est devenue la Renommée.

AGATHE

Qui a toujours eu une trompette.

CARDONAT.

Précisément, madame.

Ils se séparent; il va serrer la main de Valajol. AGATHE, à l'extrême droite, se rajustant.

Il est insupportable, ce banquier.

LE DOCTEUR, entrant avec Olga.

Le mal du pays peut-être?

Ils traversent la scène.

OLGA

Oh! noa, docteur, oh! non. J'adore Paris au contraire. Seulement je sens que je deviens capricieuse.

LE DOCTEUR

C*est un mal que nous ne traitons pas en France.

OLGA

Il n'y a pas de remède?.

Je ne dis pas cela; on guérit très bien d'un premier caprice.

Par quoi?

Par un second:

OLGA

LE DOCTEUR

OLGA

Ah! oui.

Madame Descourtois entre au bras du jeune Gustave, raide et compassé, qui la salue avec gravité et remonte. Jordane entre avec Yalentine. Raoul et Descourtois paraissent derrière eux.

JORDANE.

Ohl madame, à mon âge!

valentiNe.

Ne me parlez pas de votre âge, vous n'en pensez pas un mot; avouez que vous êtes toujours jeune.

JORDANE.

Je n'avouerai jamais cela. — Je reconnais seulement que je ne vieillis pas.

VALENTINE

Donnez-moi votre secret.

JORDANE.

Cela ne peut pas encore vous intéresser.

VALENTINE

Donnez tout de même.

JORDANE.

Il est très simple. Je n'amasse pas d'expérience, c'est elle qui gâte tout. Je pense comme à vingt ans, avec les mêmes sensations, les mêmes émotions.

VALENTINE

C'est très ingénieux.

JORDANE.

Je ne regarde jamais un calendrier, j'ai horreur des anniversaires et il n'y a pas de pendules chez moi.

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