ACTE TROISIÈME
reconnaître madame de Jordane, qui m'a laissé tout dire!... ne parlons plus de cela. Madame de Jordane m'avait prié de la ramener. Je Fai fait, je devais le faire, mais je ne connais pas de situation plus douloureuse. Je n'ose pas dire que j'ai hésité, je ne le pouvais pas ! mais c'est moi qui avais entraîné madame Cardonat à cette redoute... elle y était pour moi. Et faut-il maintenant abandonner le mari ? au moment où on le calomnie, je le sais ; le puisje?... Ai-je même le droit de le juger aujourd'hui? ne suis-je pas lié, absolument lié? Je le demande à tout homme de cœur, je vous le demande, à. vous.
LE DOCTEUR
Hélas I ouil
lt)RDANE.
N'est-ce pas? Nous ne savons jamais dans notre monde superficiel si nous avons des amis : mais il est des heures où l'on en cherche, où l'on en veut, et je suis heureux de vous trouver, docteur.
LE DOCTEUR
Vous m'avez tout entier. Mais madame de Jordane?
JORDANE.
J'ai reconduit madame de Jordane jusqu'à la porte de sa chambre, sans lui adresser une question. Elle ne m'a pas dit un mot et je ne l'ai pas revue... La voici!
Clarisse entre par la droite.