ACTE TROISIÈME
VALENTINE, appuyant.
« Je ne veux pas qu'elle continue à faire du tapage sous mon nom. »
CLARISSE
Il a mis cela?
VALENTINE
Il l'a mis. Je croyais qu'il avait cédé, mais non!
GENEVIÈVE
Et si VOUS ne vous remariez pas ?
Il lègue toute sa fortune à la fille d'un brave homme qui lui a rendu un signalé service et qu'il a perdu de vue, mademoiselle Clémence Toulmouze.
CLARISSE
Ahl
VALENTINE
Et à son défaut, à l'État, pour fonder des établissements de sourds-muets. De sourds-muets!... De l'ironie jusqu'ai; bout !
CLARISSE
Eh bien ! Valentine, vous vous remarierez.
VALENTINE
Et j'oubliais. Il me donne vingt jours ! J'aime mieux tout laisser à mademoiselle Toulmouze ; connaissez-vous mademoiselle Toulmouze ?
CLARISSE
C'est madame Descourtois.
VALENTINE
Madame Descourtois ! Jamais! jamais! Je me marierai plutôt! (Bas, à Clarisse.) J'épouserai Raoul.
GENfiYIÈYE, qui a entendu.
CLARISSE, vivement.
Geneviève I
VALENTINE
Quoi?
CLARISSE
Rien! (a Geneviève.) Yaleutine plaisante.
YALENTINE.
Non, je ne plaisante pas... Je n*ai que vingt jours... et je suis. compromise.
AGATHE, bas.
Raoul épouse Geneviève.
YALENTINE.
Ah! Qui, alors?... le docteur?
AGATHE, vivement.
Oh ! non I je vous en prie !
YALENTINE. '
Ahl Oui, c'est juste I... Saint-Chamas, ce serait une bien dure extrémité...
RAOUL, entrant par la gauche.
Mon père n'est pas ici ?
CLARISSE
Non.
U n'a fait que paraître, et la marquise n'est pas contente. Mais il me semble, mesdames, que vous oubhez beaucoup vos devoirs de dames patronnesses.