ACTE TROISIÈME
che rien... ce n'est pas moi qui te causerai jamais une tristesse!... Je ferai ce que tu voudras.
JORDANE.
Je veux que tu vives autrement et mieux que moi. La nouvelle de ce mariage est dans toutes les bouches ; ce n'est pas demain, c'est aujourd'hui, c'est à l'instant que cette fausse nouvelle doit devenir une vérité. Laisse-moi la joie de demander pour toi à mon vieil ami Bridier la main de sa fille. Il en sera si heureux! Il t'adore, malgré ta mauvaise réputation.
RAOUL
Comment veux-tu qu'on te résiste? Tu es si bon!
JORDANE.
C'est bien, Raoul !
CLARISSE, à Jordane.
Je vous remercie pour mon tuteur et pour Geneviève ! Je ne peux plus être heureuse maintenant que du bonheur des autres.
Bridier paraît au fond.
JORDANE.
Voici Bridier!
BRIDIER.
Ah! bonjour, Raoul! je ne vous avais pas encore vu.
CLARISSE, à Bridier.
Autrefois, mon tuteur, vous m'embrassiez!
BRIDIER.
Je n'ose plus.
CLARISSE
Eh bien ! osez aujourd'hui, (a part.) Je vais annoncer la bonne nouvelle à Geneviève.
Elle sort à gauche.
i88 LES TAPAGEURS