‹ Les tapageurs: comédieChapitre 136 sur 144 · CLARISSE, RAOUL, LE PRINCE · texte numérisé non relu

CLARISSE, RAOUL, LE PRINCE

LE DOMESTIQUE, annonçant.

Le prince Orbeliani.

LE PRINCE

J'ai tenu, madame, à vous apporter moi-même une offrande pour l'œuvre que vous daignez patronner.

CLARISSE

C'est la marquise de Jordane qui reçoit les offrandes; mais elle est ici.

i96 LES TAPAGEURS

RAOUL

Prince, permettez-moi de vous adresser tout de suite une question, parce qu'elle me brûle les lèvres. Hier, vous avez affecté de ne pas saluer M. Gardonat. Le connaissez-vous ?

Assez pour regretter de l'avoir reçu chez moi.

RAOUL

Que lui reproche-t-on?

LE PRINCE

Tout et rien. C'est ce que dans un monde bourgeois on appellerait presque un chevalier d'industrie, mais dans la haute société, cela n'a plus de nom.

RAOUL

Voilà une accusation bien grave.

LE PRINCE

Les Français ont pour tout ce qui leur vient, — ou leur revient, — de l'étranger, une confiance que les étrangers n'ont pas en entrant en France. Vous seriez tout à fait renseigné par M. Descourtois, qui vient de donner sa démission d'administrateur avec éclat. C'est, je crois, le commencement de la fin.

RAOUL

Je vous remercie, (a part, en sortant.) Je vais chez M. Des courtois.

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