ACTE PREMIER
SAINT-CHAMAS.
Admirable !
Quelle jolie maîtresse, hein ! comme ça vous poserait au club!
SAINT-CHAMAS.
Vous lui faites la cour ?
RAOUL
Je n'en sais rien. — Vous irez demain à la redoute du prince Orbeliani ?
SAINT-CHAMAS.
Non ; cher ami, j'ai un avenir politique à ménager, moi... il faut que je me tienne!
RAOUL
Tenez-vous, Saint-Chamas, tenez-vous, mon ami.
SAINT-CHAMAS.
Il y aura un monde énorme.
BALISTRAC, qui a entendu.
Un monde énorme? J'y vais... je vais y aller, où ?
RAOUL
Chez le prince Orbeliani.
BALISTRAC.
Je suis invité, ne le dites pas à ma femme. On m'oublie, cher ami, on m'oublie, il faut que je me montre. Que ferai-je pour me distinguer?
RAOUL
Ne faites rien, ça suffira.
Vous croyez ? — Vîilajol, vous avez un ami qui fait des caricatures ?
VALAJOL.
Oui. C'est insupportable. Il met ma tête à tous ses bonshommes.
BALISTRAC.
Faites-moi déjemier avec lui... je prêterai la mienne.
VALAJOL.
Demain.
GUSTAVE
Ils ont beau faire... ce n'est pas de vraie noblesse, ce n'est pas un vrai salon ! Quand on a été chez le duc de la Pannissière... Je n'aime pas les nobles : mais c'est égal, ca vous a un autre chic.