SCÈNE IV
SAINT-CHAMAS, CLARISSE, VALENTIiNE, GUSTAVE, puis RAOUL, BALISTRAC, VALAJOL.
SAINT-CHAMAS, s'avançant, à Clarisse.
Il me semble, madame, que je vous ai vue aujourd'hui danâ une des tribunes de la Chambre ?
CLARISSE
Non, monsieur, je n'y étais pas ; vous avez parlé ?
SAINT-CHAMAS.
J'ai interpellé le ministère sur la question des sucres.
Vous avez été très éloquent.
SAINT-CHAMAS.
On vous Ta dit ?
CLARISSE
Recevez mes féhcitations.
SAINT-CHAMAS.
Je les accepte, parce que je sais qu'elles sont sincères.
GUSTAVE, à Clarisse.
Madame !
CLARISSE
Mon jeune ami?
GUSTAVE
Vous ne m'avez pas présenté à la vicomtesse de Folny ?
CLARISSE, souriant.
Vraiment? c'est impardonnable. Valentine, M. Gustave Queyroulet.
VALENTINE
Je suis flattée, monsieur...
GUSTAVE
Nous avions au lycée un jeune homme du nom de FoUenie.
Deux L, deux E, un I, c'est tout à fait autre chose, mon mari n'avait aucun parent, (souriant.) C'est même là ce qui m'a permis d'hériter de sa fortune.
GUSTAVE
Ce FoUenie est très bien ; nous n'avons pas les mêmes . opinions politiques. . .
VALENTINE
Ah î Voulez-vous me débarrasser de cette tasse ?
GUSTAVE, déconcerté.
Avec empressement.
Il porte la tasse dans le fond.
VALENTINE, riant.
Quel singulier petit bonhomme !
CLARISSE
C'est à se consoler de ne pas avoir d'enfants.
Elles remontent aux salons du fond.
RAOUL, à Saint-Ghamas qui est en contemplation devant le groupe
de Clarisse et de Valentine.
Quelle femme, madame de Folny!