‹ Les tapageurs: comédieChapitre 22 sur 144 · ACTE PRRMIER · texte numérisé non relu

ACTE PRRMIER

MADAME DESCOURTOIS.

Il est de mon invention. Vous voyez que vous ne pouvez pas prendre au sérieux la réponse muette que vient de vous faire M. Descourtois.

CARDONAT.

Quand je lui ai proposé de faire partie de mon conseil d'administration ?

> MADAME DESCOURTOIS.

Précisément.

11 s'y trouverait en compagnie de M. de Jordane.

madame DESCOURTOIS.

M. de Jordane est membre de votre conseil d'administration ?

cardonat.

Ce n'est pas fait, mais cela se fera, je l'espère.

madame DESCOURTOIS.

Cela se fera ? Vous avez donc trouvé pour circonvenir M. de Jordane quelque moyen... surnatm'el?

CARDONAT.

Le plus naturel de tous. Je lui ai montré des bénéfices immenses à réaliser. Si je suis soutenu par lui, rien ne me résistera.

MADAME DESCOURTOIS.

M. de Jordane est bien trop léger de caractère pour voir tout ce que vous supposez.

CARDONAT.

Les hommes les plus légers ont des heures sérieuses. Et d'ailleurs c'est une œuvre patriotique et morahsatrice que j'entreprends. :.

MA.DAMB DESCOURTOIS.

Dans les provinces danubiennes... Cela doit intéresser beaucoup madame Gardonat ?

Madame Gardonat reste étrangère à ces questions-là. Elle n'est pas dans mes secrets, et je ne lui parle jamais de mes entreprises. Elle est très femme, et c'est ainsi que je l'aime.

MADAME DESCOURTOIS.

Heureux mari I (a Descourtois.) Monsieur Descourtois, il est convenu avec M. Gardonat que vous accepterez le poste qu'il vous offre, si M. de Jordane est administrateur.

VALAJOL, rentrant,#â Gardonat. «

Je VOUS demande pardon, cher monsieur Gardonat... on nous a Interrompus.

CARDONAT.

Où en étais-je ?

Ils remontent.

MADAME DESCOURTOIS, à son mari.

Je vous recommande M. Valajol. Il est toujours dans la poche de ceux qui arrivent. G'est l'ami du gagnant. (Le docteur entre.) Et le doctcur Bajol. Il est très influent. Vous serez malade demain... je le ferai appeler.

DESCOURTOIS.

Volontiers, chère amie.

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