‹ Les tapageurs: comédieChapitre 31 sur 144 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

JORDÀNB.

De vieilles compagnies, à l'épreuve des temps. La vôtre est trop jeune.

CÀRDONAT.

Elle ne le serait plus si vous étiez seulement un de ses administrateurs. 11 y a là une fortune, et vous avez reconnu que c'était une œuvre patriotique.

JORDANE.

Aussi, vous ai-je recommandé au ministre.

CARDONAT.

Je n'insiste pas. Vous ne pouvez pas d'ailleurs répondre sans y avoir mûrement réfléchi.

JORDANE.

Précisément. — J'ai songé au procès dont vous me parliez.

CARDONAT.

Un procès absurde qui m'est intenté par quelques actionnaires de mauvaise foi.

JORDANE.

Vous me demandiez un avocat.

CARDONAT.

Je voudrais un avocat de premier ordre.

JORDANE.

Je vais vous recommander à Bridier.

CARDONAT.

L'ancien ministre?

Je l'attends ce soir.

CARDONAT.

Ce serait pour moi un coup de fortune !

JORDÀNE.

Nous sommes très liés.

CARDONAT.

Si vous vous faites mon garant...

JORDA.NE.

Comptez sur moi. (Au docteur, qui est rentré.) Qu'avCZ-VOUS

donc, docteur? vous êtes triste.

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