ACTE PREMIER
voue, tout en examinant mes objets d'art, qu'on lui a fait un tableau effrayant des Parisiennes.
OLGA
Effrayant pour moi, en ce qu'il m'intimide.
CLARISSE
Je crois, madame, que maintenant vous pouvez ^tre rassurée.
OLGA
Oh! madame, moins que jamais.
JORDANE, continuant.
Et une peur effroyable des Parisiens.
CLARISSE, souriant.
Ahl cela...
JORDANE.
Je me l'explique. Dans tous les autres pays, on cache ses défauts, parce qu'on les trouve vilains, on a raison. A Paris, nous les montrons, parce que nous les trouvons jolis. Nous avons tort; mois ils ne sont plus dangereux. J'ai une cousine confite en dévotion, qui m'appelle Jordane le tapageur. Elle dit vrai, j'ai toujours aimé le tapage. Je lui ai répondu : « Cousine, il y a tapage et tapage. Vous en faites plus pour gagner le -ciel que nous pour le perdre. » Elle en est encore suffoquée. Vous ne connaissez pas la marquise?
OLGA
Je l'ai vue entrer tout à l'heure.
JORDANE.
Il faut lui être présentée. Elle est très formaliste, mais je lui pardonne tout, parce qu'elle adore madame de Jordane.
Ils remontent.