‹ Les tapageurs: comédieChapitre 59 sur 144 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, LE PRINCE, MADAME PUYJOLET, PUYJOLET, puis GUSTAVE.

LE PRINCE, introduisant par la gauche madame Puyjolet masquée.

Je vais vous placer, madame ; vous tremblez? Rassurez-vous, il n'est pas de défense plus sûre pour une femme que ce loup, (a part.) C'est une bourgeoise.

La bouquetière présente des riolettes au prince, qui les offre à madame Puyjolet.

PUTJOLETy qui est entré derrière eux, àCardonat.

C'est ma femme 1

MADAME PUTJOLET, bas, à son mari.

N'oubliez pas qu'on dit : « Prince. »

PUYJOLET.

Sois tranquille, Herminie.

CARDONAT.

Connaissez-vous le théâtre? C'est par ici.

Il indique la droite, pan coupé.

LE PRINCE, à madame Payjolet^

On chante une romance à la mode : Le chagrin d'Hé- Idise. C'est un peu gros, mais on rit, — et les Parisiens n'aiment vraiment qu'à rire. Peu leur importe l'esprit: quand il n'y en a pas, ils en mettent. C'est ce qui nous déroute, nous autres étrangers.

MADAME PUTJOLET.

Les étrangers qui aiment Paris ne sont plus des étrangers.

LE PRINCE

Voilà une flatterie pour moi, madame.

Ils traversent et disparaissent dans la salle* BALISTRAC, les suivant.

Je voudrais bien lui parler.

PUYJOLET, à Cardonat.

Oui, mon cher bienfaiteur, c'est ma femme : vous nous avez dit de nous montrer.

CARDONAT.

n le faut. Vous n'avez pas oublié votre nouveau titre?

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