ACTE DEUXIÈME
CARDONAT.
N'est-ce pas ? facile à retenir. Madame Cardonat est dame patronnesse avec madame de Jordane, madame de Folny, madame de Balistrac...
Tout le mondé, excepté moi.
CARDONAT.
Madame Descom'tois !
MADAME DESCOURTOIS.
Comme vous m'avez bien reconnue! C'est une petite humiliation qu'on a voulu m'infliger.
CARDONAT.
Oh!
MADAME DESCOURTOIS.
Je me connais en impertinence! Ah! il faut que je vous donne une nouvelle que je répands depuis ce matin : Raoul de Jordane épouse mademoiselle Geneviève Bridier.
CARDONAT.
Tant mieux ! M. Bridier est avocat, et s'il donne sa fille...
MADAME DESCOURTOIS, l'interrompant.
Ne VOUS enflammez pas, je n'en sais rien.
CARDONAT.
Alors, pourquoi le dites-vous ?
MADAME DESCOURTOIS.
Pour être désagréable à madame de Folny qui ne me reçoit pas, aux Jordane qui ne me reçoivent guère et aux Bridier qui me reçoivent mal : ce sera demain dans tous les journaux.
Elle s'éloigne.
CARDONAT.
Que voilà bien une rengeance de femme ! Le prince!... Et je ne trouve personne...
Il cherche.