ACTE DEUXIÈME
JORDANE.
n doit amuser madame. Si nous le poussions un peu, il ferait la cabriole. Nous allons le faire chanter, (a Baiistrac.) Vous nc chauterlez pas quelque chose?
BALISTRAC.
J'y pensais.
Cette romance à la mode, le pain... brûJé, le pain...
BALISTRAC.
Le pain tendre et le pain rassis. Ah! oui, ça, au moins, c'est spirituel, fantaisiste...
II chante.
n adorait le pain tendre, Elle aimait le pain rassis ; ns ne purent pas s'entendre, De là vinrent leurs soucis.
L'un pouvait manger son pain tendre.
S'il voulait, à chaque repas; Et l'autre, le laisser attendre...
— Mais ce moyen ne leur vint pas.
Et chaque jour on peut entendre, Quand ils sont face à face assis :
Je le veux ten... ten...
— .Te le veux ra... ra...
— Je le veux ten... en... en... dre.
Je le veux ten... ten...
— Je le veux ra... ra...
— Je le veux ten... en... dre.
— Moi, je le veux rassis !
Eh bien, je la chanterai, et en outre j*ai une scène d'escamotage... si le prince le permet.
i24 LES TAPAGEURS
^ Avec plaisir, mon cher Balistrac.
BALISTRAC.
, Merci, merci. Je vais m'assurer d'un compère.
II sort en coarant