PRÉFACE
Le sujet que je traite dans ce iivre n'a jamais été traité jusqu'ici. 11 présente d'ailleurs des difficultés toutes particulières , tenant d'une part à la matière elle-même , et de i'autre à l'histoire des faits qu'il s'agit de constater ou d'expliquer. Ai-je réussi, soit dans l'exposé de ces faits , soit dans l'examen de ces œuvres d'art ? Je ne sais, ou plutôt je sais et je comprends mieux que personne combien mon livre est encore incomplet. Ai-je eu tort d'omettre beaucoup de documents que je possède, dans la crainte de trop multiplier les descriptions ? Ai-je bien fait de réserver ces documents pour des publications spéciales qui feront suite à celle-ci et lui serviront de complément? Le lecteur jugera. J'ai pensé qu'il valait mieux présenter en un cadre qui ne fût pas trop vaste l'en» semble de cet intéressant sujet, afin d'en donner une idée bien précise, et que certaines descriptions ou études plus particulières viendraient utilement en-
suite, avec tous les développements dont elles seront susceptibles.
Je dois dire que j'ai été fort encouragé dans mon travail par les suffrages et l'appui constant de mes collègues de l'Académie d'Arras , à qui j'offre ici ma reconnaissance la plus vraie, et par la sympathie marquée avec laquelle le Congrès des délégués des Sociétés savantes a bien voulu entendre la lecture d'un chapitre, à la Sorbonne, au mois d'avril dernier.
Le compte-rendu qu'en a fait la Revue des Sociétés savantes, publiée par le Comité du Ministère de l'instruction publique, m'a également été on ne peut plus favorable, et il en est de même du bienveillant accueil que j'ai trouvé au sein de la Société impériale des Antiquaires de France. Fort de ces suffrages et de ces honorables témoignages de sympathie, je livre au public studieux et ami des belles choses d'autrefois cette Étude sur une série d'oeuvres d'art qu'on ne saurait trop admirer. Je dois à la vérité de mentionner ici les services qui m'ont été rendus dans le cours de mes recherches par plusieurs de mes collègues. M. Dancoisne m'a fourni des indications précieuses et des documents d'une grande valeur ; M. Caron , dont la sagacité est bien connue, m'a aidé d'une manière persévérante, active, continue, dans la recherche, sou-
vent fort difficile, des livres où je devais trouver les renseignements les plus utiles; M. de Linas et M. Alex. Pinchart m'ont procuré plusieurs textes importants; M. Mathon, de Beauvais, et plusieurs autres encore, dont je cite ailleurs les noms, ont mis à ma disposition les ouvrages qui me manquaient. Qu'ils veuillent bien agréer ici l'expression de ma reconnaissance et trouver bon que je proclame la part qu'ils ont prise à ce travail.