‹ Les Tatouages Dans Les Pays Chauds Leur AblationChapitre 10 sur 20 · OURS · texte numérisé non relu

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En 1893, Ohmann-Dumesnil (1) préconise l'emploi du glycerole of papoid, substance agissant par son principe digestif desalbuminoïdes. Malheureusement, c'est une spécialité de MM. Johnson and Johnson, à composition secrète, et nous ne la citons que pour être complet.

En 1894, Bailliot propose de substituer le bioxalate de potasse au tannin et au nitrale d'argent du procédé Variot. Il trempe ses aiguilles dans une solution de bioxalate de potasse et les enfonce à la profondeur d’un millimètre. La douleur est,paraît-il, sensiblement diminuée. Mais dans la plupart des observations que le docteur Bailliot cite, on note que de larges escarres se produisent à la suite de ses repiquages, escarres comprenant toute la surface tatouée. Une cicatrice gaufrée la remplace ensuite.

En 1895, notre maître, le D' Brault, publie à la Société de dermatologie et de syphiligraphie, une communication sur l'ablalion des lalouages par les piqûres serrées au chlorure de zinc (2).

« Sa méthode, analogue à celles de Variot et Sher-- » well, consiste, après asepsie de la région, à faire, » ou plutôt à refaire à l'aide du jeu d’aiguilles classi- » que, un véritable tatouage au chlorure de zinc.

(1) Ohmann-Dumesnil. Tattoing and its succesful removal. In the New-York medical journal, 20 mai 1893.

(2) Brault. — Annales de dermalologie et de syphiligraphie. p. 93, 1895.

» Nous avons employé successivement diverses solu- » tions de façon à obtenir une escarre suffisante, mais » néanmoins assez superficielle pour laisser aussi » peu de traces que possible. Après quelques tàton- » nements, nous nous sommes arrêté à la solution » aux trois quarts (30 grammes de chlorure de zinc » pour 40 gram. d’eau stérilisée).

M. Brault a bien voulu nous donner quelques renseignements complémentaires sur sa méthode, que nous nous empressons d'ajouter : On doit non seulement tremper souvent le jeu d’aiguilles dans la solution (1j, mais on doit encore en imbiber un petit tampon de coton hydrophile, et le promener à diverses reprises sur les piqûres produites. Il faut insister davantage pour les tatouages à l'encre de Chine et au vermillon; les tatouages au charbon partent plus vite.

« Au moment de l'opération, on voit le tatouage » ou le nœvus (2) pâlir un peu, les piqûres appa- » raissent entourées de blanc. Sur le pourtour du » dessin, se fait une bordure blanchâtre surélevée, » due à un soulèvement de l’épiderme, tandis que les » régions circonvoisines prennent une légère colo- » ration rosée qui ne tarde pas à disparaître.

(1) Il faut un jeu d'aiguilles et non une simple aiguille, afin d'aller plus vite et de faire moins souffrir.

(2) Car cette méthode peut être employée pour la guérison des nœvi.

En ur ». Pourvu que l’on soit propre, il n'y a pas de réaction vive ; les jours qui suivent, le tatouage se fonce davantage, l’aréole blanche jaunit légèrement; une escarre croûteuse, très superficielle, se forme pour tomber du cinquième au dixième jour.

» La méthode est propre, simple et rapide ; son application n’est nullement douloureuse ; enfin, les résultats immédiats et éloignés sont très encouraoeants .. À moins d’une grande patience, on a, de temps à autre, des insuccès partiels ; 1l faut une retouche. Le point délicat consiste à mesurer l’action thérapeutique, à la proportionner à la profondeur du tatouage, à sa nature.

» Notre premier sujet, un légionnaire qui portait sur le front le mot vengeance, a vu l’escarre tomber au cinquième Jour, la trace cicatricielle était nulle ».

Lors de cette communication (10 janvier 1895),

M. Brault avait déjà par devers lui un certain nombre d'observations, où sa méthode lui avait donné

des résultats heureux. Voici quelques autres cas iné-

dits et résumés.

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