‹ Les teignesChapitre 104 sur 155 · PU · texte numérisé non relu

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avec celui du voisinage.

Nous avons vu que la réaction leucocytaire et suppurative accompagnait surtout le premier développement du godet. Plus le godet grandit, moins cette réaction paraît importante et sur les coupes de godets moyens ou gros, d'une part on n'observe plus de nappe de pus entre lui et l'épiderme auquel il est étroitement accolé, et d'autre part, l'infiltration leucocytaire ne s'observe plus que sur la partie la . plus périphérique du godet et sur une très minime profondeur. Accessoirement on peut remarquer que le godet aplatit et déprime l'épiderme, souve '. réduit à un mince feuillet et que la réaction dermique

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autour de lui se traduit par une infiltration périvasculaire assez accusée. En môme temps le godet, autour du cheveu qui en est le centre, se différencie manifestement en trois zones que la figure 255, représente en 1, 2, et 5 parties que les trois figures suivantes représenteront à un plus considérable grossissement.

1 . Voici fig. 254, en C, le cheveu infiltré d'éléments parasitaires assez difformes et dont la disposition en filaments n'est pas évidente. La partie centrale du godet qui l'environne est faite, pour la plus

Fig. 251. — Partie centrale du godet représenté par la précédente figure, lïn C, le cheveu En I, ilôts ou pelotons mycéliens faits d'éléments polymorphes, très tassés, x 260.

grosse part, de petits pelotons ou îlots, I, constitués d'éléments mycéliens polyédriques. Ces îlots contiennent, par places, des éléments irréguliers, plus gros que les autres. Et on se rappelle que ces éléments s'observent toujours au niveau où la multiplication cellulaire du Parasite se fait avec le plus d'activité. Du reste ces îlots cellulaires du centre sont de beaucoup la partie du godet qui se colore le mieux et le plus fortement. Les éléments de ces pelotons ne montrent que par places l'ordre dans lequel ils sont nés, et presque partout semblent disposés sans ordre aucun.

2. La partie moyenne d'un godet adulte est tout autrement faite ainsi que la figure 255 le démontrera.

Elle n'est plus formée de pelotons mycéliens mais de filaments. Ces

filaments sont faits de cellules dont la longueur est irrégulière, mais dont le diamètre transverse est presque égal, en sorte que les filaments peuvent être suivis de l'œil sur presque tout leur parcours. En outre ces filaments s'espacent pour délimiter des aréoles vides ou remplies d'une sorte de mucilage peu colorable, en sorte que cette partie centrale du godet est comme lacunaire. Et tandis que les pelotons du centre du godet se coloraient fortement, les filaments de la zone aréolaire se colorent de plus en plus faiblement, à mesure qu'ils s'éloignent

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Fig. 255. — Partie moyenne ou zone aréolaire du godet favique. Les filaments mycéliens circonscrivent des lacunes ou aréoles. A. x 260.

du centre, et se rapprochent de la zone périphérique. A mesure aussi, ces filaments changent de forme, ils semblent devenir comme plastiques, amiboïdes, et se mouler les uns sur les autres. En même temps les aréoles qu'ils circonscrivent diminuent de nombre.

5. La périphérie du godet — zone du mycélium plastique — ne fait qu'accentuer les caractères précédents. On n'observe plus de lacunes que rares et isolées, et toute la masse du godet, à ce niveau, est faite de mycéliums mous, enchevêtrés, dont rien ne peut indiquer la direction. Cependant, à mesure qu'on se rapproche de la périphérie du godet, cette direction devient visible ; les filaments restent onduleux mais se dirigent tous vers la périphérie du godet comme les rayons d'une sphère vers sa surface. Et à partir de ce moment ils prennent

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de nouveau la couleur quoique faiblement, et on peut voir qu'ils sont tous faits de cellules quadrangulaires, longues ou courtes, placées bout à bout. Tous s'arrêtent au même niveau en sorte que partout la limite du godet est nette (fîg. 236).

Sur un millimètre de profondeur environ, l'écorce du godet favique est pénétrée de leucocytes, très abondants à sa périphérie et de plus en plus rares dans la profondeur. En dehors du godet, entre lui et les

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Fig. 2ô(). — Partie excentrique du godet limitée en G où se. produit une intense infiltration leucocytaire. L, leucocyte isolé ; E, épidémie aminci sous le godet ; D, derme, x 260.

restes de l'épiderme qu'il déprime, circulent quelques leucocytes libres, mais peu abondants.

Autour du godet, l'épiderme est tantôt assez bien conservé, tantôt réduit à quelques assises cellulaires très aplaties (fîg. 256). Mais on les retrouve toujours, et à mon avis la cicatrice favique ne peut pas être faite par le godet. J'envisagerai plus loin son mécanisme qui ne paraît pas être celui des ulcérations, mais celui des folliculites chroniques. Au-dessous de l'épiderme, existe le derme, un peu infiltré (D), un peu sclérosé, mais qui ne m'a montré que des lésions banales d'irritation chronique.

Je ne crois pas que la structure du godet favique ait été étudiée jusqu'ici aussi précisément que je viens de le faire. Je l'ai approfondie, surtout parce que je la croyais différente. Ayant observé dans le favus

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