TECHNIQUES D ÉTUDE MYCOLOGIQUE
L'étude mycologique d'une espèce dermatophytique donnée, peut être faite par divers moyens, spécialement par l'examen extemporané direct, par la méthode des Klatsch, enfin par les cultures en goutte pendante.
I. L examen extemporané direct est utile en un certain nombre de cas pour identifier une culture donnée, car certains types dermatophytiques ont des caractéristiques précises. On peut ainsi, à premier examen, reconnaître un Microsporum vivace à culture laineuse, par les innombrables fuseaux multiseptés spéciaux qu'il présente (fig. 5). De même YÉpidermophyton inguinale aux fruits courts loculés, verticillés qui ne s'observent que chez lui (fig. 550).
On peut de même chercher à se rendre compte si une forme duveteuse pléomorphique ne présente que des filaments stériles ou présente des organes de fructification, ou bien encore chercher à se faire une idée préalable du mode de fructification d'une culture donnée.
Pour cela, on en prend une parcelle et on dilacère dans une goutte d'eau; on recouvre d'une lamelle et on examine immédiatement. La
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coloration n'est pas nécessaire. On peut ainsi obtenir des préparations parcellaires et morcelées, mais souvent utiles.
Quand on veut faire aussi des préparations permanentes, on délaie de la même façon une parcelle de culture et on laisse sécher. On fixe en laissant tomber sur elle une goutte d'acide acétique pur, on lave à l'alcool, puis on colore avec une goutte d'éosine au l/500e. Lavage à l'alcool absolu, au xylol et montage au baume.
La facilité d'exécution de telles préparations les recommande, mais quoi qu'en aient dit plusieurs auteurs, on ne saurait leur demander plus que ce qu'elles peuvent donner, elles ne laissent voir que des débris.
IL Les Klatsch. — Les Klatsch ne peuvent être essayés qu'avec certains types de culture dermatophy tique, principalement avec les cultures de surface lisse et poudreuse; avec beaucoup d'autres, entre mes mains du moins, ils n'ont rien donné.
Sur des cultures adultes faites en boîtes de Pétri, on laisse tomber à plat une lame couvre-objet bien propre, on appuie légèrement sur elle, et on la relève sans frotter. A l'œil, on voit déjà qu'elle emporte une poussière qui dessine les formes de la culture. On passe deux à trois fois cette lame clans la flamme, en prenant soin de mettre en l'air la face de la lamelle qui porte l'empreinte. Ensuite on colore, on lave, on déshydrate et on monte au baume (').
Ce procédé rendrait plus de services si on pouvait mieux fixer l'empreinte ainsi faite. Mais dans les manœuvres de fixation, de coloration et de montage, un très grand nombre des poussières enlevées de la culture sont entraînées.
En outre, par ce procédé, on ne peut connaître que les organes de la culture, qui poussent en surface. Il est vrai que ce sont ordinairement les plus importants. Théoriquement, ce procédé aurait le grand avantage de montrer les divers types de fructifications à la place qu'ils occupent dans la culture, et de permettre de connaître leur distribution topographique dans la culture.... Le grand inconvénient du procédé, à mon avis, est son inconstance, et, comme le précédent, il ne montre que des débris froissés et dilacérés de la culture qu'on veut connaître.
III. Les cultures en goutte pendante. — A mon avis, le procédé des cultures en goutte pendante est le seul valable pour étudier un Parasite dermatophytique. Il est délicat, compliqué et de technique difficile, mais il fournit des résultats que nul autre ne peut donner. Il a rencontré beaucoup de détracteurs. Fox et Blaxall lui préfèrent les
(') Fox et Blaxall. An inquiry, etc....