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TECHNIQUES D'ETUDE MYC0L0G1QUE

klatsch. Truffî se défie des résultats qu'il fournit ; il montrerait sous un jour faux la mycologie des Dermatophytes. En fait, c'est un procédé qu'il est assez difficile de mettre en œuvre convenablement, mais qui ne mérite pas les critiques qu'on en a faites. Je crois que ces critiques viennent de ceci, que plusieurs auteurs ont vu et décrit sans son aide, des formes de fructification que je n'avais pas observées en m'en servant. Mais ceci provenait de moi et non du procédé.

Ceux qui voudront reprendre le sujet seront conduits forcément à utiliser ce mode d'étude. Aussi dois-je expliquer minutieusement sa technique pour en faciliter l'usage à ceux qui l'ignorent. Les figures mycologiques de ce volume montreront son utilité.

A. Matériel pour faire les cultures en gouttes. — Pour faire les cultures en gouttes pendantes, il faut réunir en assez grand nombre :

1° Des lames porte-objet propres;

2° Des bagues de verre rodées sur leurs deux tranches (l) ;

5° Des pinces Cornet, plombées fortement, pour supporter horizontale une lame porte-objet sans s'incliner;

¥ Un tube de culture contenant, stérile, le milieu liquide avec lequel on opérera, le plus souvent un bouillon peptone maltosé ou glucose ayant la formule du milieu d'épreuve ;

5° Une pipette qu'on remplit de ce milieu et à laquelle on fait une effilure capillaire perpendiculaire à sa direction ;

6° Un pain de paraffine ;

7° Et enfin de la vaseline ordinaire.

B. Ensemencement. — Les ensemencements se font deux par deux, sans difficulté.

a) On commence donc par flamber deux lames porte-objets qu'on dispose côte à côte horizontalement tenues par les pinces, de façon qu'elles dépassent le bord de la table.

(3) Ensuite, quand elles sont refroidies, on dépose avec l'effîlure de la pipette, au-dessous de chacune d'elles, une goutte du milieu de culture. Cette goutte ne doit être ni trop petite (elle risquerait de se dessécher), ni trop grande (elle pourrait toucher les bords de la bague qui la circonscrira tout à l'heure).

y) Ceci fait, on porte au milieu de chaque goutte, avec la baguette de platine, une trace de la culture qu'on veut étudier.

G. Constitution de la cellule. — 11 s'agit (maintenant que la culture en goutte est préparée) de la renfermer dans une cage de verre qui 1 isole, qui la préserve de la dessiccation et de la souillure.

(') Leurs dimensions les plus propices nous ont paru 16 millimètres de diamètre intérieur, avec un bord de 3 millimètres d'épaisseur et 10 millimètres de hauteur.

ETUDE MYCOLOGIQUE DES DERMATOPHYTES

a) Pour cela, on flambe parfaitement une bague de verre. Ce flambage ayant pour objet non seulement de la stériliser, mais de la chauffer, pour qu'elle garde un instant fondue la paraffine dont on va garnir sa tranche supérieure. Quand ce flambage est pratiqué, on dé-

Fig. 272. — Préparation d'une culture en goutte pendante. Pose de la goutte.

pose la bague avec une pince sur une lame porte-objet flambée aussi. P) On prend alors à la main une lame de verre qu'on chauffe dans la flamme rapidement et fortement. On la frotte sur le pain de paraffine et quand elle est bien recouverte d'une couche de paraffine liquide, on va l'appliquer sur le bord supérieur de la bague. On recommence cette opération deux ou trois fois, et la tranche de la bague se trouve imprégnée de paraffine encore liquide.

y) On prend alors une des lames ensemencées, on la colle sur la bague de verre, de façon que celle-ci ne touche en aucun point à la

goutte pendante, et on maintient le doigt appuyé sur elle jusqu'à ce que la paraffine ait fait prise.

o) Enfin on complète l'opération el passant une bonne couche de vaseline, au pinceau, d'une part autour de la soudure de paraffine pour être sûr qu'elle ne présente aucun manque, d'autre part autour de la tranche inférieure de la bague de verre, pour assurer son adhérence à la lame porte-objet qui la ferme sur sa face inférieure, et supporte tout le système.

Nous faisons toujours une vingtaine d'appareils semblables en même temps, et une même espèce doit toujours être étudiée sur plusieurs cultures en goutte semblables. En effet, il y aura toujours une, deux

Fig. 273. — La culture en goutte pendante terminée.

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