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Cathode

i. Anti-cathode.

5. Osmo-regulateur de Villars (tube de platine qui, porté au rouge, laisse passer dans l'ampoule l'hydrogène d'un bec Bunsen et diminue la résistance de l'ampoule), li. Faisceau utilisé des rayons cathodiques.

à celui du centre d'argent de l'appareil. Ainsi donc le radio-chromomètre de Benoist avertit que l'ampoule mollit, comme le spintermètre avertit qu'elle devient dure.

Nous savons comment on rend l'ampoule plus molle en chauffant son caecum de platine, mais comment la durcir? On fait agir pour cela un tout petit excitateur à boule annexé le long du courant positif, sur le spintermètre lui-même (10 fig. 418). En écartant légèrement sa manette de sa position de repos, on crée une étincelle continue, une dérivation latérale du courant, une résistance. Et l'ampoule durcit, ce dont le radio-chromomèlre rend compte aussitôt.

Ainsi donc, parmi ces dispositifs secondaires, deux sont des appareils de mesure; le spintermètre avertit quand la résistance de l'ampoule augmente, le radio-chromomèlre avertit aussi quand elle baisse.

Et on remédie inslanlanément à ces deux inconvénients : en chauf-

tant le caecum de l'ampoule pour diminuer sa résistance, ou en écartant l'excitateur latéral au fil positif pour l'augmenter.

Ainsi nous savons à tout instant quel est le degré de pénétration des rayons X que produit notre ampoule, et, si ce degré change, nous en sommes avertis et nous pouvons ramener ces rayons à ce que nous considérons comme utile.

Une seule mesure nous manque maintenant. C'est Celle de la quantité de rayons X que produit notre machine dans un temps donné. Nous savons à chaque instant leur valeur, leur pénétration, non pas leur nombre.

Pour mesurer cette inconnue indispensable à déterminer, nous nous sommes servi d'abord des pastille* de Mohknecht. Elles étaient faites d'un mélange de sels alcalins et d'une gomme résine dont les rayons X font lentement virer la coloration. On en plaçait une sur le trajet des rayons émis par l'ampoule, à la même distance que la peau du malade, et de temps en temps on examinait le degré de virage qu'avait subi sa couleur par rapporta une échelle fixe de 12°, chacun de ces degrés appelé conventionnellement par Holzknecht une unité H.

Or on apprit par expérience que le virage correspondant sur l'échelle à la 5e couleur (5 unités H) est un maximum à ne dépasser qu'à bon escient, au moins en une seule séance.

Je veux insister encore sur un dernier dispositif nécessaire pour parer aux inconvénients de la diffusion des rayons X.

On sait que toute une hémisphère de l'ampoule émet des rayons actifs. L'opérateur n'est donc à peu près à l'abri de leur action que quand il est placé de l'autre côté de l'ampoule. Mais alors il ne peut suivre aisément l'opération qu'il conduit.

Pour parer à cet inconvénient, nous avions l'ait entourer l'ampoule d'une gouttière de tôle intérieurement revêtue d'une épaisseur d'ébonite. Cette gouttière ou lanterne était percée de trois orifices. L'un pour recevoir la pastille de Holzknecht, l'autre fermé par le radiochromomètre de Benoist. Sur le troisième plus grand pouvait s'adapter, par un ajutage à baïonnette, toute une série de manchons métalliques de diamètres différents mais d'une longueur identique calculée pour que leur extrémité périphérique où le patient vient coller sa tête se trouve à 15 centimètres du centre de l'ampoule. Ces localisateurs qui sont maintenant d'un usage courant et universel sont sortis, je le crois du moins, de notre laboratoire. Les premiers ont été faits sur nos dessins.

Ainsi toute émission latérale, toute diffusion des rayons X est prévenue. Aucun ne peut atteindre l'opérateur, ni le patient, sauf sur la région malade. J'ajoute que chaque localisateur de grand diamètre présente un diaphragme métallique (fig. 418), qui élimine tous les rayons

parasites, tous ceux qui ne sont pas des rayons directs, tous ceux enfin qui ne sont pas compris dans un angle d'ouverture de 50°. Car ce cône de rayons partant de l'ampoule comprend les seuls qui soient utiles. Tous ces appareils accessoires de l'ampoule et sa chape métallique portant son manchon, son radio-chromomètre, etc., sont disposés horizontalement, et mobiles en tous sens autour d'une tige verticale fixe. Des articulations et des crémaillères permettent de disposer

Dispositif pratique d'application de la méthode.

l'ampoule à toute hauteur et le faisceau utile des rayons X dans toute direction (fîg. 420).

Telle était l'installation de nos premiers appareils et telle elle est restée à très peu près.

La formule du traitement radiothérapique des teignes tondantes pouvait alors se résumeren quelques lignes simples et précises comme une équation : « Pour guérir une plaque de teigne tondante il fallait appliquer, en une seule séance, sur la surface du cuir chevelu qu'elle occupait, une somme de rayons X égalant i 1/2 à o unités H de Holzknecht, il s'ensuit 15 jours plus tard une dépilation totale de la région. La dépilation entraînera, avec les cheveux sains, les cheveux malades. Les cheveux repousseront sains. La repousse commencera dix semaines après la date de l'intervention et sera complète dix semaines plus tard. La contagiosité de la maladie disparaît avec le dernier cheveu contaminé, 25 jours au plus après l'intervention. » Cette formule, ainsi que je le disais six mois plus tard, reste vraie

intégralement et les applications thérapeutiques de rayons X qui ont suivi son établissement ne l'ont modifiée en rien et l'ont au contraire confirmée pleinement. On peut donc dire, et dorénavant avec une entière certitude, que la phrase précédente contient et résume la formule thérapeutique nouvelle des teignes, etqu'en face de ce traitement tous

Fig. 421. — La salle de radiothérapie des teignes au Laboratoire municipal de l'hôpital Saint-Louis à Paris. La salle des machines statiques est séparée de celle-ci par un mur plein pour éviter les dégagements d'ozone.

les traitements antérieurement préconisés contre ces maladies sont comme s'ils n'étaient pas. La radiothérapie les a périmés. Cette méthode, si logique et d'application si simple, a rencontré bien des objections. Une des premières qui nous fut faite fut la suivante : avec le dispositif que vous préconisez vous ne fixez pas le temps de pose pour obtenir la dépilation. Cette objection est irrationnelle mais elle vaut qu'on s'y arrête, car le temps de pose est, encore aujourd'hui, évalué en minutes par certains radiographies. Et cela est vraiment un anachronisme.

Supposez seulement, au lieu d'un foyer de rayons X, qu'il s'agisse d'un loyer de lumière, ce ne sera pas un, ce seront trois facteurs différents qui détermineront ses effets : son intensité d'abord, sa dislance ensuite, et enfin le temps de pose.

Il en est forcément de même pour les rayons X. La distance à laquelle nous les faisons agir reste constante — quinze centimètres (') — puisque tous nos localisa leurs sont de même longueur. Mais il reste à déterminer l'intensité du foyer et il ne faut pas oublier que c'est elle qui fixera la durée du temps de pose.

Or, rien n'est moins constant qu'un courant de haute tension quelle que soit son origine, mais surtout lorsqu'il est produit par une machine statique. Même si l'on se sert d'une bobine, tout peut faire varier le rendement de l'appareil : la température et l'état hygrométrique de l'air, et surtout l'intégrité des conducteurs, l'épaisseur du verre de l'ampoule, etc....

Donc le temps de pose, avec le même appareil et pour obtenir un même résultat, devra varier d'un jour à l'autre, et même au cours de la même journée.

Que signifie dès lors une évaluation fixe du temps de pose en minutes? Quand un opérateur parle ainsi, cela veut dire qu'il ignore les conditions les plus essentielles du fonctionnement de son appareil.

Quand on parle de rayons X, ce n'est pas le temps de pose qu'il faut compter, car il ne signifie rien, c'est la quotité totale des rayons X émis par l'ampoule, à la distance où ils doivent agir. Et, à l'époque où nous opérions, la pastille du ehromo-radiomètre de Holzknecht était le seul moyen de la mesurer.

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