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B) par un renflement faleiforme assez polymorphe

Contrairement à ce que l'on pourrait croire tout d'abord, ces filaments

Fig. 29. — Da haut de I'ostium folliculaire entre le cheveu et l'épiderme folliculaire descendent des filaments mycéliens très ténus A, qui plongent dans la profondeur, et dont les rameaux latéraux ou terminaux se terminent par des renflements polymorphes B. On distingue sur un plan plus profond la cuirasse de petites spores, C, déjà constituées (Préparation colorée au bleu polychrome, après chauffage dans l'acide formiffye. x 260j.

184 MtCROSPORIES.

grêles, plongeant entre le cheveu et le follicule, n'ont aucune part

dans l'invasion parasitaire

du cheveu. On ne les observe guère qu'autour de cheveux dont le parasitisme est déjà pleinement constitué (fig. 29 et 50) et extérieurement à la cuirasse microsporique qu'on aperçoit au-dessous d'eux.

La figure a() montre le développement que peut prendre le réticuluvn, de filaments grêles qui arrive à constituer à travers les cellules épidermiques. dont quelques-unes lui restent adhérentes, un véritable filet enveloppant la cuirasse microsporique comme celle-ci enveloppe le cheveu.

L'existence de ce réticulum à travers les cellules épidermiques du follicule est certainement inconstante et même rare.

IV. Formation de la gaine sporulaire autour du cheveu. — On a beaucoup discuté le mode de formation de la gaine de spores péri-pilaires des Microsporums. Il esl hors de doute depuis les recherches de

Fiji'. 30. — Lacis mycélien ténu de Pépiderme folliculaire, entourant cowùme un filet le clieve.it microsporique. — A, filaments mycéliens. B, Sur un plan plus profond apparaît la cuirasse de spores du cheveu. En C, cellules épidermiques restées adhérentes au réticuhnn mycélien (Coloration par le hleu de Sahli après chauffage dans l'acide formique.

A'damson, de Fox et Blaxall eL les miennes. Irer par des figures plus explicatives que tous les textes.

Voici d'abord un cheveu d'entant au stade d'invasion du Microsporum lanosum (fig. 51). En A se voit une série de cinq éléments gigantesques. Ce sont les cellules fantastiques (ghost-like) de Adamson.

En B sont les rubans mycéliens géants que nous connaissons; leur direction descendante est attestée par le sens des bifurcations. Ce qu'il faut étudier particulièrement dans cette figure, ce sont les deux points C et (7 où l'on voit deux groupes sporulaires en segmentation. Celui du haut fait d'éléments énormes C, celui du bas fait de petits éléments C. Le point C en haut de la préparation montre l'étonnant polymorphisme des éléments mycéliens, et leur disposition fantaisiste qui, lorsque la gaine sporulaire est complète, empêche si bien de reconnaître comment elle s'est faite.

Que la gaine microsporique soit faite par la division irrégulière de tiges mycéliennes, c'est ce que j'avais énoncé comme probable dès 1894, mais c'est ce qui est démontré de la façon la plus positive désormais. Voici des figures qui ont été relevées à la chambre claire, avec une très grande précision, et qui sont, sous ce rapport, on ne peut plus démonstratives (').

La première (fig\ 5*2) montre comment un filament se résout en un groupe sporulaire. Ses cellules allongées, d'abord, sont bientôt de plus en plus courtes, séparées

(') Toutes les figures suivantes de la figure 52 à la figure .18 inclusivement, ont été reproduites à 500 diamètres et non à 260.

Fig. 51. — Formation de la gaine sporulaire. Cheveu d'enfant. .Microsporum lanosum. A et B. mycélium géant. C, groupe de cellules à facettes de Fox C, même ilôt de plus petits éléments, x 2(30.

et nous allons le démon-

186 MICROSPORIES.

par des septa de plus en plus proches. Puis, dune première bifurcation en V, naissent une foule d'autres; et certaines des cellules, ainsi

produites, sont deux ou trois fois plus grosses F que le filament dont elles sont issues.

i i Tantôt, (fig. 33) au-dessous d'une bifurca-

/;r* \ J9 tion, une seule branche donne lieu à un groupe

Î'I^ t »• J*S&m sporulaire, l'autre continuant sa route.

* AV",s£fe * Tantôt (fig\ 34) un mycélium se résout d'un

Fjo -, seul coup en une pluie de spores inégales,

parmi lesquelles, de-ci de-là, se reconstitue un filament reconnaissable. En ce qui concerne l'invraisemblable polymorphisme des éléments, et la fantaisie qui %»^ préside à leur division, nulle figure ne saurait être plus \*\ démonstrative que les suivantes (fig. 35 et 56). v *

Enfin, pour montrer la figure d'ensemble que forment les * **Jf

îlots sporulaires, lorsqu'ils arrivent à se juxtaposer, je four- "*

nirai la figure 37 qui est on ne peut plus claire à ce sujet. Fi„. -- Toutes ces figures sont dessinées d'après des préparations

colorées au bleu de Sahli, ou au bleu polychrome. Les \ protoplasmas seuls sont colorés, les enveloppes cellulo-

vfeVg, siques ne le sont pas. C'est ainsi qu'on peut le mieux 4 suivre le mode de formation -*V de ces groupements cellu- *»\K?M!* -*•.*<% n

, '• laires. Autrement presque -f ^ ^£0

•#\ toutes les cellules qui le *^*i

jB.7; composent se touchant par »•.'•*.'',. leurs bords, leur déforma- ■%.« » ** flon Par pression réciproque *£

KfitS'tf* î- est telle qu'on les croirait 9\ £

)>\ de tous côtés articulées avec ^>

»*"" leurs voisines. Fio. ^

Un détail morphologique Fig. 34. qui paraît avoir une réelle importance, c'est que certaines

cellules d'un filament rhycélien semblent mourir et disparaître très V" promptement. Aussi bien sur des prépara- • f'NjSiv tions colorées que sur des préparations *^X non colorées, on cesse de les voir. La <^T^ figure précédente (fig. 37) et la suivante \„ ,^

(fig. 58) montrent un exemplaire de cette > jj

discontinuité. Cet aspect d'un filament ... „

1 ri g. 00.

pourrait, dans quelques cas, amener à considérer un îlot sporulaire comme surgissant de l'intérieur du cheveu,

en empochant de retrouver le filament, extérieur au cheveu, dont il est issu.

Nous venons d'étudier les faits que montre le cheveu de l'enfant inoculé de Microsporums, mais l'inoculation des Microsporums aux Animaux fournit, en ce qui concerne le mode de naissance de la cuirasse sporulaire des poils microsporiques, des figures au moins aussi intéressantes que celles que montrent les cheveux humains. Car si les éléments qui constituent la gaine sporulaire g sont plus petits sur le poil du Cobaye, ils sont |* fy

♦ aussi plus réguliers, et la continuité de leurs ,îî *•**'<' •

1 files est incomparablement plus aisée à suivre. VJ* &>?*, %t

• Voyez, par exemple, comme elle est évidente ■'fflyi'j'**!

|(fig. 76 et 77) sur le poil du Cobaye inoculé dix /* '^** L jours auparavant du Microsporum du Chat de / • »'A.* I Fox et Blaxall. Après l'examen de telles figures, •■ È5?

I il ne peut rester aucun doute sur l'origine my- ^ £ Vr «•

célienne des « spores » de l'écorce parasitaire » \\[ * Fig- 38. . l «.,-,- t aV

que les Microsporums lont au cheveu. \ ^»

Avec le Microsporum lanosum on peut obtenir sur le J £| poil du Cobaye des figures encore plus schématique- V;^ i ment démonstratives du même fait. Ainsi la figure 59, »*5»A où l'on voit un îlot sporulaire terminer un long filament '** mycélien isolé qui rampe sur le cheveu. En A est un "

filament mycélien qui était collé sur le poil du Cobaye Flg' °'"

en dehors de la cuticule, car il s'est décollé partiellement, et sans entraîner aucune cellule cuticulaire avec lui. Ce filament A va se résoudre, en B, en un groupe cellulaire, dont le type nous est déjà connu par les figures précédentes, et qui est assurément un des groupes polymorphes qui constituent par leur réunion la gaine sporulaire. Cette môme figure est un exemple frappant, aussi, du début de ce phénomène important que j'ai mentionné plus haut, à savoir l'émigration protoplasmique du filament initial A dans les cellules dérivées B, bien plus forte- Fig. 39. — Fragment d'un poil

ment colorées que lui. Ce phénomène de la £e Cokaye, 10 J01'1'* aPlts

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