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I'. — Culture de même date sur même milieu. Début de dégénérescence pléomorphique duveteuse sur gélose maltosé.
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(Vieilles cultures ayant plus d'un an de laboratoire et âyt pris la forme spongieuse.)
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(Vieilles cultures ayant pris la forme spongieuse.)
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IIP. — Cultures de six semaines sur gélose glucosée (en tubes).
IIP. — Cultures de six semaines <• espèce frri Mibe.ll (en matras). histoire; Il observa ce parasite dans la barl ms l'ongle, montra»! que, conlrairemenl à la règle naire en France, un Trichophyton peu! s'observer avec les qualn ons trichophytiques : tondante, hei irciné. trichophytie
li observa que relie tondante ressemblai! à m dadoïde (7V. a ce qui est toul à l'ail véridiqi
la trichopbytie de la barbe;» à laquelle cette espèce donnai que, èd nota que celle trichophytie pouvail des caractères plus inflammatoires que ceux que je lui
île la Trichophytie humaine. Annules de — i : Trichophyl 8 |29.
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Masson et Cie, Editeurs
Pliototypie Berthaud, Paris-
TRICHOPHYTON VIOLACEUM. 303
C'est un élève de Mibelli, M. Pelagatti, qui reprit ensuite la question et qui donna la première statistique concernant la trichophytie à culture violette (*). Sur 56 cas étudiés, Pelagatti avait 30 fois trouvé la culture violette, et ces 30 cas comprenaient 24 tondantes, 4 trichophyties de la barbe, 1 herpès circulé, 1 onychose. Depuis lors, beaucoup d'auteurs rencontrèrent cette culture violette, parmi lesquels Ducrey et Reale, qui en produisirent, ainsi que moi, des cultures, au Congrès de Londres de 1896, et mentionnèrent, pour la première fois, son altération duveteuse(2).
En 1902, M. Truffi la retrouva en notable proportion à Pavie(3). En 1904, c'est elle que Galais retrouve à Alger, le plus souvent sur les enfants de la population arabe et juive. C'est donc à tort que Minne, de Gand, décrivit ce Trichophyton comme nouveau en 190-4 (4). Sa description clinique de la tondante à culture violette est, cependant, une des meilleures qui ait été donnée, celle qui se rapproche le plus exactement de ce que je l'ai vue à Paris. Il s'agissait d'un cas datant au moins de deux ans, et tout à fait identique aux tondantes banales. Toutefois, elle se terminait par des points alopjéciques, sans quon ait pu voir, en ces [joints, de suppuration. Minne décrit aussi fort bien la culture et insiste justement sur ses caractères faviformes. Depuis lors, le Tr. violaceum s'est encore rencontré, la plus fréquente des espèces que Krzystallowicz observa à Cracovie en 1 905 (s). A Genève, Du Rois a trouvé 15 fois la culture violette sur 104 cas de teigne examinés. Presque tous ces cas venaient de Russie. De ces 13 cas, l'un était une trichophytie de la barbe, sycosiforme. Les tondantes à culture violette étaient légèrement inflammatoires et même, quelquefois, suppurées, mais, sans avoir les caractères du vrai kérion dû au Tr. gypjseum(6). Bruno Bloch, de Bâle, insiste sur ce fait, qu'il' a rencontré principalement le Tr. violaceum sur les enfants d'émigrants italiens (7).
En Angleterre, c'est Adamson qui a retrouvé le premier le Tr. violaceum : comme nous en France, Colcott Fox, à Londres, a trouvé le Tr. violaceum dans 15 pour 100 des tondantes (8). Il a vu, avec Radcliffe Crocker, le Tr. violaceum dans une trichophytie sycosiforme de la barbe.
J'ajoute à ces documents ceux que veut bien m'envoyer Uriburu, de Buenos-Ayres. Sur 55 tondantes trichophytiques, il a rencontré 51 fois le Trichophyton à culture violette, proportion qui dépasse les plus hauts chiffres donnés par les maîtres italiens. Ceci n'a rien de très étonnant, quand on sait le chiffre considérable de l'immigration italienne en Argentine. Au moment où je corrige les épreuves de ce volume vient de paraître un très important travail de S. Nicoulau : Étude sur la tricho-
(') M. Pelagatti. I trichophyton délia provincia di Parma. Giorniale italiano délia malat. vener. et délia pelle, 1896, fasc. 6, p. 724.
(2) Ducrey et Reale. Transactions of the third international Çongress of Dermatology of London, 1896, p. 580.
(3) M. Truffi. Sulle ligne, 1902.
(*) A. Minne. Sur un nouveau Trichophyton à cultures violettes, dans nos Flandres. Annales de la Soc. de méd. de Gand, 1904, 2e fasc, p. 49. (3) Krzystallowicz (Communication écrite).
(6) Du Bois (de Genève). Note manuscrite.
(7) Bruno Bloch. Die Trichophyten. Medizinische Klinik., n° 51, 1908.
(8) Colcott Fox. A further contribution to the study of the Endothrix Trichophyta Flora in London, illustrated by a collection of cultures and photographs. Reprinted from the Proceedings of the royal Society of medicine, january, 1909.
304 TR1GHOPHYT1ES.
phytie du cuir chevelu en Roumanie (Anna/es de Dermatologie et de Syphiligraphie, novembre 1909, p. 6A9). Ce travail très sérieux et documenté, montre que si ce Trichophyton n'est pas le seul à Bucharest, il y est du moins de beaucoup le plus fréquent. Il a été trouvé 45 fois sur 45 malades observés. Cette proportion de 100 pour 100 est unique jusqu'ici.
Faciès du Tr. violaceum en France. — En France, j'ai dit qu'il y a 15 pour 100 de tondantes à culture violette, mais cette proportion n'est véridique que pour les tondantes. J'ai observé, en tout, 59 cas de Tr. violaceum sur 500 dermatomyooses, soit un peu plus de 7 pour 100. Sur ces 59 cas étudiés, il y avait 55 tondantes, 5 trichophyties de la barbe, I cas d'herpès circiné et 1 onychomycose.
La proportion de 7 pour 100 accusée par ma statistique demande à être discutée, car, sur les 59 cas étudiés, 1 i seulement concernaient des Français. Ce seul l'ait vérifie — ce que les statistiques étrangères prouvent — que cette teigne est plus fréquente en d'autres pays que la France. Chose plus inattendue, dans les 125 cas provenant de l'étranger il y avait au moins 20 Israélites. Et ces Israélites provenaient de trois loyers : Le Levant, la Russie de la mer Noire, et la Pologne autrichienne. J'en observai un cas sur un Argentin dont le' nom accusait l'origine italienne.
Comment interpréter le nombre considérable d'Israélites atteints de cette teigne, je l'explique de deux manières. D'abord parce que les colonies juives sont dispersées sur tout le pourtour de la Méditerranée et en rapports constants les unes avec les autres. Ensuite parce que, les écoles juives étant presque partout spéciales, les enfants juifs de toutes nationalités en auront pu rencontrer le germe par suite de. la perpétuelle mobilité de certains d'entre eux. Quoi qu'il en soit de ces explications, le fait est certain et méritait d'être signalé.
Ainsi donc et pour résumer les documents fragmentaires que je possède sur la question, le Tr. violaceum est dispersé sur une immense surface du monde, mais, rare en Angleterre, en Belgique et en France, il paraît très commun sur tout le pourtour de la Méditerranée, spécialement en Asie Mineure, dans le sud de la Russie, la Roumanie et la Pologne autrichienne, dans l'Italie tout entière jusqu'en Suisse et en Algérie.
Les moeurs de cette trichophytie semblent varier un peu suivant le pays où on l'observe. Elle paraît causer, dans les pays méridionaux, des lésions un peu plus inflammatoires que dans les pays de latitude plus élevée (1).
Dans nos pays, cette tondante est d'allures chroniques et je l'ai vu
(•) Cependant, en Roumanie, Nicoulau ne semble pas avoir observé les formes suppurées signalées par les auteurs italiens.
TR1CH0PHYT0N VIOLACEUM.
durer plusieurs années. Elle semble, comme toutes les tondantes Efichophy tiques, être un peu plus fréquentes chez les filles. Je l'ai vue exister chez des jeunes gens de 14 à 16 ans, au moins comme reliquat encore important de tondantes contractées à un âge plus jeune. J'en ai observé un cas chez une femme de 55 ans, venant d'Alep, et un autre, à 50 ans, chez une femme russe de Kiew .
L'origine du Tr. violaceum s'il vient à l'Homme par l'Animal est tout à fait inconnue. Une observation m'avait fait soupçonner qu'il venait du Chien, une remarque de Mibelli aurait pu faire accuser le Cheval. Minne, dans son observation précitée, attribuait cette trichophytie à des Poules, ou à des Pigeons peut-être malades, mais qu'il n'avait pas vus. La grande fréquence du Tr. violaceum en certains pays semble prouver que, dans ces pays au moins, la contamination de l'enfant par l'enfant est le cas le plus ordinaire. Ce qu'on peut dire en tous cas, c'est que si le Tr. violaceum existe chez l'Animal cette origine animale reste à prouver encore aujourd'hui. L'inoculation à l'Animal en est d'ailleurs restée impossible jusqu'ici.
Examen microscopique. — Herpès circiné. — La préparation que représente la fig. 124 fut faite avec l'épiderme corné des vésicules tri-
Fig. 121. — Trichophylon violaceum dans sa lésion épidermique. x 260.
chophytiques du cas d'herpès circiné dont j'ai parlé plus haut. Le Parasite s'y présentait sous des formes assez diverses, mais toutes très jeunes, de longs filaments rubanés minces (2 à 5 n), presque recti-
TRICHOPHYTIES.
lignes, à peine cloisonnés à de longs intervalles, formant un réseau lâche à grandes mailles. En de nombreuses places, existent des éléments parasitaires dissociés, sous l'orme de cellules quadrangulaires à angles mousses, par petits amas ou par unités. En aucun point ne se voyaient des filaments, en forme de chapelets de cellules rondes juxtaposées. Donc le tableau ci-contre semble représenter un type
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Fig. 122. — Tr. violaceurn. Phase d'envahissement d'un poil de la barbe humaine, x SfiO. En A, le lacis mycélien extérieur au poil et décollé de lui. En B, multiplication des filaments d'envahissement. En C, passage d'un filament mycélien sous la cuticule.
infection trichophy tique jeune, bien plus que le
type particulier de l'infection épidermique propre au Trichophyton à culture violette.
Tondante et Trichophytie de la barbe. — La question de l'endothricité ou de rendo-ectothricité de ce Parasite a donné lieu à des controverses. Je l'avais décrit comme un endo-ectothrix. Mibelli ayant étudié un cas dans lequel le parasitisme était pleinement constitué, décrivit ce Trichophyton comme endothrix, mais ayant observé comme moi, dans la barbe de THomme, un cas plus près sans doute
TRICHOPHYTON VIOLACEUM.
de son début, il signala l'endo-ectothricité du parasite en ce siège. Et il mentionna, extérieurement au poil, l'existence « de filaments mycéliens plus ou moins longs, simples ou ramifiés, souvent sporulés à des intervalles irréguliers, mêlés à des spores très variées de forme et de dimension », ce qui est, comme nous le savons (l), la caractéristique de l'envahissement parasitaire du poil au moment où il se produit ; et il oppose ces caractères à ce qu'il a vu dans une tondante où les spores, toutes contenues dans le cheveu, étaient « sphériques et très régulières ».
Minne à G and , Adamson à Londres, et Colcott Fox après lui, décrivent ce parasite comme exclusivement contenu dans l'intérieur du cheveu, c'est-à-dire comme un Endo thrix pur. Krzystallowicz l'ait du TV. violaceum un Endothrix à mycélium résistant, mais toute fois il a observé son ectothricité partielle dans un cas de trichophytie d'aspect impétigoïde. Et il est remarquable de voir à quel point les faits qu'il a observés sont identiques à ceux qu'avait décrits Mibelli. Voici comment, ces faits, d'apparence contradictoire, se trouvent également vrais et se concilient. Si l'on examine une de ces trichophyties au moment où elle se constitue, on trouve le parasite presque purement ectothrix, avec des chaînes faites d'éléments gros et souvent difformes. Si l'on envisage l'infection bien établie, on voit à n'en pas douter que le Tr. violaceum est un Endothrix pur (fig. 125). La phase d'envahissement du Tr. violaceum est Courte et ne me semblerait pas justifier l'incorporation de ce Parasite au groupe des Tr. Néo-endothrix chez lesquels cette phase persisté beaucoup plus longtemps et devient un caractère différentiel.
Fig. 125. — Tr. violaceum. L'envahissement du cheveu est pleinement constitué et le Parasite est endothrix. x 260.
(') Cf. ce vol. p. 266.
TRIGHOPIIVTIES.
Mais pour ce Trichophyton comme pour le 7Y. crateriforme luimême, la phase primaire de l'infection, étant caractérisée par le passage du parasite, de l'épiderme folliculaire dans le cheveu, comporte toujours un court moment où l'ectothricité du Parasite est nécessaire.
D'ailleurs, lors de cette phase d'envahissement, un caractère
Fig. 124. — Tr. viotuceum. Fragment de cheveu presque dissous, montrant l'état morpho'l< gique exact du Parasite qu'il conlient x 260. Carton x 750.
constant du Parasite est la grosseur et la multiformité des éléments parasitaires, c'est ce qu'indique très bien la fig. 122. Au contraire dan| l'infection constituée les éléments du Parasite sont devenus parfaitement homogènes, réguliers, monômorphes, et toujours plus petits qu'à la phase d'envahissement. Leur filament est devenu moniliforme et, quand le cheveu est rempli par le Parasite, ce qui est de règle, on dirait un sac rempli de noix (fîg. 125). L'examen microscopique ne nous fournit donc pas d'éléments suffisants pour ditTéren-
TRICHOPHYTON VIOLACEUM. 309
cier le Tr. violaceum des autres Endothrix du même groupe (fig\ 124).
Du reste, lorsqu'est passée la phase d'envahissement, les cheveux ou les poils présentent une identité absolue entre eux ; en tous les cheveux ou poils, le Parasite est d'une endothricité parfaite.
Onychomycose. — Je ne connais que la phase d'envahissement de l'ongle par le Tr. violaceum. A cette phase, ses éléments sont tout à l'ait identiques à ce que je les ai vus dans 1'épiderme corné. Ce sont les mêmes filaments longs, minces, rectilignes, à division rare et dichotomique, avec, par places, une division cellulaire déjà bien marquée.
Importance doctrinale du Trichophyton violaceum. — Entre tous les Trichophytons, le Tr. violaceum est l'un de ceux qui ont le plus servi à l'évolution et à la progression des idées scientifiques concernant les jDermatophytes, et l'un de ceux qui montrent le mieux quelles méthodes doivent être nécessairement suivies en leur étude.
I. — On se rappelle que, pour la dermatologie d'il y a vingt ans, le Trichophyton était une espèce unique ; il n'y avait qu'un Trichophyton capable de donner lieu, suivant le hasard des inoculations, à l'une des quatre formes morbides : herpès circiné, tondante, mentagre, onyxis. Or, mes premières recherches montrèrent, d'abord, que cette opinion unitaire était inexacte, et qu'il existait un grand nombre de Trichophytons.
II. — Dans tous les pays où le Tr. violaceum est [fréquent, la pluralité trichophytique a été très vite admise. Sa culture est, en effet, l'une des cultures trichophytiques les plus particulières et les plus reconnaissables. Tous les auteurs qui l'ont étudiée, bien qu'en remarquant son polymorphisme, l'inconstance de sa coloration violette, etc., ont convenu aisément qu'ils la reconnaissaient sans faute à travers ses modifications accidentelles, que sa culture était stable et gardait ses caractères propres indéfiniment. Par l'exemple de ce Trichophyton, ils ont conclu pour les autres semblablemeht. Cette espèce a donc servi de pierre de touche à la doctrine de la pluralité trichophytique.
III. — Entre autres conclusions, mes recherches de 1892-94 arrivaient à celle-ci que : les Parasites cpii font presque toutes nos tondantes infantiles banales, le Microsporum Audouïni et le Tr. crdtériforme ne se rencontrent pas dans les Trichophyties de la barbe, tandis que les Parasites qui l'ont les Trichophyties de la barbe ne font qu'exceptionnellement des tondantes.
Cette règle, qui reste encore vraie en France, n'est pas vraie partout ; il y a des Trichophytons capables de réaliser les quatre modalités trichophytiques, ainsi que le voulait le schéma clinique tracé par la dermatologie ancienne. Ainsi, le Tr. violaceum peut faire également des Trichophyties de tous sièges et les maîtres italiens le retrouvèrent clans les tondantes et les mentagres.
Ces faits prouvaient donc deux choses : la première, que chaque espèce trichophytique a ses mœurs cliniques, différentes des mœurs des autres espèces. La seconde, que chaque espèce trichophytique se présente avec une répartition géographique propre ; tel Trichophyton fréquent dans un pays étant rare dans un autre.
De ces deux faits, une conclusion s'impose : c'est que la multiplicité
310 TRICHOPHYTIES.
des espèces trichophytiques, la variété de leurs mœurs et de leur répartition géographique doivent empêcher d'établir, à leur sujet, des lois générales, parce que ces lois ne seront vraies que pour certaines espèces et en une contrée.
IV. — Le Trichophyton à culture violette a rendu encore d'autres services aux études trichophytiques. En France, nous n'observons guère ce Parasite que comme un être dépaysé ; pour cette raison ou pour toute autre, les lésions que nous lui voyons créer sont assez torpides. La plus violente que j'aie vue, je l'ai vue sur un étranger arrivant en France. Au contraire, en Suisse, en Italie, en Pologne, ce Parasite, bien qu'il crée le plus souvent, comme chez nous, des lésions torpides, peut quelquefois déterminer des lésions à réaction inflammatoire plus marquée. Nous devons enregistrer ces faits tels que les auteurs étrangers nous les donnent. Cela prouverait qu'un Parasite de cet ordre peut changer de virulence en changeant de pays.
Y. — On comprend aussi que les auteurs italiens, observant d'autres Trichophy tons que nous et n'observant pas les nôtres, aient taxé d'erreur les lois qui régissent chez nous nos trichophyties, parce qu'ils ne les vérifiaient'pas chez eux. Le même Tr, violaceum leur servait à battre en brèche toutes les règles que notre étude expérimentale avait cru pouvoir établir.
Nous disions : Les Trichophytons qui font nos tondantes habituelles ne sont pas ceux qui font les mentagres. Et les Italiens trouvaient le Trichophyton violet, dans les unes comme dans les autres.
Nous disions : Les Trichophytons qui donnent lieu à des réactions inflammatoires ne sont pas ceux qui donnent les trichophyties torpides et sans réaction. Or, en Italie, le Trichophyton violet, tantôt donne lieu à des lésions inflammatoires, et tantôt à des lésions pilaires simples.
Nous disions : Ceux qui font les tondantes sont endothrix, et ceux qui font les mentagres sont endo-ectothrix. Et les observateurs trouvaient le Trichophyton violet, endothrix dans les deux localisations (Adamson- Minne), ou endothrix dans l'une et endo-ectothrix dans l'autre (Mibelli- Krzystallowicz). Et ce Trichophyton, les Italiens le rencontraient à chaque instant et ne rencontraient presque que lui. Comment n'auraient-ils pas été tentés, en observant ses mœurs particulières, de les ériger en règle et de croire fausses les lois générales qui continuent de régir les trichophyties de notre contrée (').
VI. — Ces faits, non seulement appuient notre conclusion précédente : qu'il n'y a pas de lois communes internationales qui régissent les Trichophyties, en général, mais ils montrent aussi cpie les études internationales sur ces sujets, pour être fructueuses, ne peuvent plus envisager la question du point de vue de la clinique et disposer l'étude du sujet sous les quatre rubriques : herpès circiné, tondante, mentagre et onyxis. L'étude de vingt Trichophytons qui ont chacun leurs mœurs, leurs localisations et leurs caractères cliniques, ne peut plus se prêter à une com-
(4) Ce chapitre était déjà livré à l'impression quand parut le travail de Dalla Favera, élève de Mibelli et qui répète ses conclusions. Les figures qui accompagnent notre étude suffisent pour démontrer la véracité de nos opinions et infirmer celles de notre honorable contradicteur. Le travail plus récent encore de Nicoulau (cité page 503) affirme l'endothricité du Tr. violaceum dans le cheveu et son auteur a parfaitement vu et compris l'ectothricité apparente de ce Parasite à la phase de l'envahissement du cheveu.