‹ Les templiers; opéra en cinq actes et sept tableauxChapitre 48 sur 71 · ACTE QUATRIÈME 4;t · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME 4;t

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Savez-vous qu'im serment terrible vous engage?

RENÉ, avec fermeté.

Je tiendrai ce serment !

ENSEMBLE REXÉ.

Oui, devant Dieu qui me contemple Je promets de vivre ici-bas, Serviteur du Ciel dans le Temple, Son serviteur dans les combats !

ilOLAI,

Devant ce Dieu qui vous contemple Vous promettez d'être, ici-bas.

Serviteur du Ciel, dans le Temple, Son serviteur dans les combats !

RENÉ

Un dernier mot, encore, ô vénérable Maître,

Car je dois me faire connaître...

Entendrez -vous mon nom sans trouble et sans effroi... Je suis fils d'Enguerrand, le Ministre du Roi !

MOL AI, reculant surpris.

Fils d'Enguerrand de Marigny !

RENÉ

Moi-même !

MO LAI, se remettant.

Eh! que m'importe !

Le Temple saint ne ferme point sa porte Même à son plus cruel et farouche ennemi.

Si nous repoussions dans le gouffre

L'homme désespéré qui souffre

Et que nous pouvons retenir,

Quel Dieu nous verrai' -on servir ?

Celui que nous servons a prêché la clémence! De tous les malheureux nous sommes les soutiens. Et nous n'avons jamais souvenir d'une offense.

44 LESTEMPLIERS

RENÉ, s'inclinant.

Mon père, je vous apparUens.

REPRISE DE l'ensemble, RENÉ.

Oui, devant Dieu qui me contemple Etc.

Devant ce Dieu qui vous contemple Etc.

Molai frappe sur un timbre. Deux Templiers paraissent et viennent se placer de chaque côté de René.

MOLAI, à René.

Et VOUS, mon fils, retirez-vous.

René sort.

Entrée et défilé des Templiers avec leur étendard et sur une marche d'un caractère religieux. A la fin de la marche, René reparaît sans armes, et ramené par ses Jeux parrains.

MOLAI

René de Marigny, qu'importe votre race ;

C'est Dieu qui, dans nos rangs, vous accorde une place.

Devant notre étendard, mettez-vous à genoux.

Le Templier qui porte le Beaucéant s'est avancé, René s'agenouilla.

RENÉ

Avec respect, j'embrasse Ces plis qui, des combats, gardent la noble trace !

Des écuyers se sont approchés de Molai, portant sur des coussins de velours toutes les pièces d'une armure de Templier.

MOLAI, prenant l'épée.

Au nom du Christ, je vous remets, Mon fils, devant tous, cette épée.

Au sang du Musulman trempée.

Mais ne vous en servez jamais Qu'en faveur d'une cause pure !

Le jurez-vous ?

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