SCÈNE VI
ISABELLE, seule.
Ah ! combien cruelle est l'attente !
Le trouvera-t-elle ? J'ai peur !
Le dernier espoir qui me tente, Dieu juste, sera-t-il trompeur ?
Elle va à son balcon.
La nuit est sereine et pareilJe A Cette nuit, plus belle que le jour Où sa voix douce, à mon oreille, A dit les premiers mots d'amour !
Ainsi quand il disait : Je t'aime !
Les étoiles en chœur brillaient dans l'air sacré. Tout dans la nature est de même.
Mais mon cœur est désespéré 1
Lui Templier ! Lui pour qui dans mon âme,
J'avais juré de briser cet hymen, Dédaignant d'être reine afin d'être sa femme.
Lui gardant mon cœur et ma main !
Lui Templier ! Non ! non ! je veux douter encore 1
Sauf à le perdre à tout je me soumets. Car je sens d'autant plus à quel point je l'adore Qu'un sort plus rigoureux nous sépare à jamais !
Ah I combien l'attente est cruelle. Etc.