‹ Les temps néroniens et le deuxième siècleChapitre 102 sur 133 · LE MARTYRE DE SAINT SIMÉON · texte numérisé non relu

LE MARTYRE DE SAINT SIMÉON

ÉVÊQUE DE JÉRUSALEM A JÉRUSALEM, l'aN IO7

Siméon, fils ou petit-fils de Gléopas, et cousin du Sauveur, était âgé de cent vingt ans. Depuis quelques mois on avait provoqué dans diverses villes de Judée des mouvements populaires dirigés contre les chrétiens. A Jérusalem, la haine des Juifs fit cause commune avec celle des hérétiques ébionites, esséens, elkasaïtes, dont plusieurs étaient à peine chrétiens. Ces malheureux dénoncèrent l'évêque au double titre de chrétien et de descendant de David. Déjà, sous Domitien, l'autorité romaine avait poursuivi quelques pauvres gens apparentés à l'ancienne famille royale, mais ces poursuites s'étaient vite arrêtées devant l'inanité de l'accusation; sous Trajan, on reprit l'affaire, et la double accusation intentée contre le vieil évèque fut accueillie par le légat consulaire de la Palestine Tiberius Claudius Atticus.

HÉGÉsipPE, Hypomnemata, dans Eusèbe, Hist. ecclés., III, 82. — BoLL\>D., Comm. hist., dans les Acta SS. (i658), févr., III, 53-5 (3* éd. 54-7). — LucHiM, Atti sinceri (1777), I, 238-9. — Renan, Origines du Christianisme, t. V, p. 696 et suiv. — Rlikart, Acta sine. (1689), p. 7-8. — TiLLEMONT, Mem. h. é. (169^), II, 186-90, 575-6. — P. Allard, Hist. des Perséc., t. I, p. 177. — Lightfoot, Ignatius, I, i5, 21, suiv., 39, 58, 60, 66; II, /j43-4i9; Epistle to the Galalians, p. 262. — Mill, Pantheistic Principles, pp. 2 3i, 238, 253. — BuRTON, Lectures on Eccl. Hist., vol. I, p. 290, 3Ai, 357; II, 16, 17. — On a voulu faire de Simcon l'auteur de la Didachè (Spence), mais celte attribution paraît peu probable.

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Martyre de saint Siméon

Parmi ces hérétiques, il s'en trouva qui accusèrent Siméon, fils de Clopas, d'appartenir à la famille de David et d'être chrétien. Siméon subit le martyre à l'âge de cent vingt ans, sous le règne de Trajan Auguste et l'administration d'Atticus, légat consulaire pour la Syrie. Siméon fut donc appelé à comparaître devant Atticus, et torturé pendant plusieurs jours de la façon la plus cruelle. Il ne laissa pas un instant de confesser sa foi, à ce point qu' Atticus lui-même et tous les assistants admirèrent grandement son courage, étonnés qu'un homme âgé de cent vingt ans pût supporter de si nombreuses tortures. On finit par le mettre en croix.

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