‹ Les temps néroniens et le deuxième siècleChapitre 20 sur 133 · SuÉTOifE, Nero, S i · texte numérisé non relu

SuÉTOifE, Nero, S i

Préface xxxii

Cette phrase de Suétone ne se rattache d'aucune manière à l'épisode de l'incendie de Rome ; elle se lit au paragraphe i6« de la biographie de Néron et il n'est fait mention de l'incendie qu'au paragraphe 38^ Il y a peu d'état à faire du témoignage de Méliton, d'après lequel seuls entre tous les empereurs Néron et Domitien « ont mis en accusation « la foi chrétienne ^ La thèse soutenue par cet évêque de l'intolérance des seuls mauvais empereurs à l'égard du christianisme ne permet pas de donner à son affirmation une valeur historique rigoureuse. Tertullien reprit la théorie de Méliton, mais, en la négligeant comme il convient de le faire, nous ne laissons pas de rencontrer dans plusieurs de ses écrits des traces d'informations non tendancieuses cette fois. C'est ainsi qu'il nous parle de mandata^ et d'un Institutum Neronianum ^. Nous ne savons rien de plus sur cette loi, car c'est le nom que lui donne un historien fort postérieur, Sulpice Sévère, qui écrivait en 4oo. Après avoir fait le récit des actes de férocité des jardins du Vatican, cet écrivain ajoute : « Tel fut le commencement des persécutions contre les chrétiens; ensuite la religion fut interdite par la loi, et, en vertu d'édits officiellement rendus, il ne fut plus permis d'être chrétien*. )) Quelque valeur que l'on accorde à ce texte tardif, il importe de rappeler qu'il paraît contenir la formule de la législation primitive contre les chrétiens^. Cette circonstance lui mérite une sérieuse attention.

1. MÉLITON, dans Eusèbe, Hist. eccl., VI, 24. 3. Tertull., Ad scapnl.

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