‹ Les temps néroniens et le deuxième siècleChapitre 25 sur 133 · I. OmiGÈHE, Contr. Cels., VIII · texte numérisé non relu

I. OmiGÈHE, Contr. Cels., VIII

Préface ilv

obstination, nous les condamnons à périr par /e glaive^. » Le procès d'Apollonius, à Rome, montre que l'accusation portait sur la religion seule et qu'il n'y eut pas d'autre motif à la condamnation'. Le règne de Commode inaugura une époque nouvelle à divers points de vue. L'Etat romain sembla se prêter à quelque indulgence à l'égard des chrétiens, et peut-être ce caprice, qui donnait le repos aux Églises, procura-t-il recrudescence de conversions^. On a fait observer que cet accroissement de la « secte )) exerça une influence capitale sur la forme des poursuites. Gomment frapper de telles multitudes ? Pline écrivait à Trajan : (( Suspendant l'instruction, j'ai résolu de vous consulter. L'affaire m'a paru le mériter, surtout à cause du nombre de ceux qui sont en péril. » Pendant la persécution du proconsul d'Asie, Arrius Antoninus, les chrétiens de toute une ville se présentèrent ensemble devant son tribunal. Quelques-uns furent mis à mort, on renvoya le reste en leur disant : « Coquins, manquez-vous de cordes et de précipices, si vous voulez mourir^? »

Les persécutions du IIP siècle paraissent toutes — sauf une seule — influencées par la préoccupation de faire un choix parmi les coupables. La mention de ce choix en vue (( d'un exemple » abonde dans les documents authentiques et dans ceux d'une valeur moins assurée^.

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