‹ Les temps néroniens et le deuxième siècleChapitre 41 sur 133 · Tertull., De Fuga, passim · texte numérisé non relu

Tertull., De Fuga, passim

a. EcsÈBE, Hist. ecclés., VI, 43. Voy. les lettres de S. Cïprien ; Passio S. Agapes, Chioniae, Irenes, S 2 ; S. Basil., Homil. AV.YinGordium; Gesta apwl Zenophilum. ; Passio S. Théo Joli Ancyrani, S 5 ; Passio S. Polycarpi, S 5, 6 ; Passio S. Quirini, S a ; Passio S. Genesii Arelotensis ; Passio S. Philippi Heracl. S 9.

Préface lxvii

dangers de la part des gentils, dangers dans les villes, dangers dans le désert, dangers sur mer, dangers de la part des faux frères ; labeurs, fatigues, veilles innombrables, faim, soif, jeûnes, froid, nudité, j'ai tout souffert ^ ... ^ errant çà et là, velu de peaux de brebis et de chèvres, pauvre, affligé, maltraité,... retiré dans les déserts, sur les montagnes, dans les antres et dans les cavernes de la terre ^. » La situation légale des fugitifs offrait quelques ana logies avec celle des émigrés avant le Considat. Dans certains cas, on ne se bornait pas à confisquer leurs biens, plusieurs fois on les fit poursuivre. Ce fut le cas pour saint Polycarpe, saint Grégoire de Néocésarée, saint Denys d'Alexandrie, saint Quirin, saint Sévère, trois jeunes filles, Agape, Chionia et Irène. Un jour, les gens de police atteignent des fugitifs, Dommina et ses deux filles ; celles-ci, afin d'échapper aux soldats païens, se jettent dans le fleuve et disparaissent. Je trouve deux circonstances où l'on contraint le fugitif à se rendre, en emprisonnant les siens : c'est le cas de saint Arcadius et celui de Habib d'Edesse, dont on avait emprisonné la mère ainsi que tous les gens du hameau où le saint avait son domicile.

La fuite n'était pas une poussée pêle-mêle comme d'un troupeau. Des évêques contraints à fuir ou exilés par mesure administrative, comme Cyprien, Denys d'Alexandrie, sont en communication presque ininterrompue avec leur Éghse; d'autres, acculés, font tête à la meute d'hommes qui en veulent à leur vie, tels jNestor de Magyda-^ et

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