I. Àeta S. SSergii et Bacchi, § lo
a. L. 6 De appell. (Digest., xlix, t. I). . Ibid.
Préface cvn
droit d'appel. M. Le Blant incline vers cette opinion et attribue à la force d'âme des martyrs l'absence de tout recours contre la sentence. 11 est plus prudent de réserver notre jugement sur un point que nous ne pouvons éclairer tout à fait. Dans le procès de saint Philéas, à Alexandrie, le frère du condamné interjette appel au nom de son frère, mais celui-ci le dément. 11 ressort de là que l'accusé jouissait du droit d'appel, puisque sans sa dénégation le recours était formé. Mais il faut le répéter une fois de plus, l'Empire offre autant de coutumes que de provinces, que de villes, que déjuges dans chaque ville.
Le condamné, une fois la sentence prononcée, était affublé d'un écriteau. Thècle portait cet écriteau avec le seul mot : SACRILÈGE ; Attale en portait un autre avec ces mots : ATTALE CHRÉTIEN. Enfin Pilate avait fait placer sur la croix du Sauveur une planchette avec cette inscription : JÉSUS DE NAZARETH, ROI DES JUIFS*.