SCENE PREMIERE
IRENE, FERGAN. Au lever du rideau, Ferrari est en train de boire une tasse de café sur la tahle de droite. Irène, assise dans un fauteuil, à l'autre extrémité de la pièce, lit obstinément un livre. Fergan, après des signes manifestes d'impatience, vient fermer le livre entre les mains de sa femme, et le lui enlève dans un mouvement de résolution nette.
FERGAN. — Quoique vous m'ayez fait passer le goût de vous entretenir de nos affaires, je ne puis plus différer de vous mettre au courant des dispositions qui se sont imposées à moi. [Irène s'est croisé les bras, et l'écoute sans le regarder.) Voici déjà longtemps, plusieurs mois, que vous avez fait naître entre nous la question de votre santé. L'état de vos nerfs, vos migraines, vos vapeurs ont pu m'alarmer d'abord. Aujourd'hui, mon opinion est faite sur ces maux imaginaires, dont je déplor©
FERGAN. — Il n'y pas une de vos paroles qui ne soit une violation