‹ Les tenailles. Point de lendemain. Les paroles restent. Illus. d'après les dessins de Maurice LalauChapitre 36 sur 84 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LE VALET DE CHAMBRE, LA SOU- BRETTE, à droite et à (jauche de la scène. Chacun d'eux replace en ordre des sièges que les péripéties de la conversation ont fait déplacer, la veille au soir.

LE VALET DE CHAMBRE. — Je ine demande qui, le premier, s'est permis de décider la façon dont il convenait de dis2:)oser les meubles d'un salon ?

LA souDRETTE. — Cela devait être un domestique, puisque les maîtres passent leur temps à les ranger autrement.

LE VALET DE CHAMBRE. — En SOrte quC

si nous ne nous entêtions pas à remettra les sièges dans leur place de bon ton...

LA SOUBRETTE. — Les domestiqucs n'auraient rien à faire.

LE VALET DE CHAMBRE. — Et les m.aî-

trcs non plus.

DAMON, entrant par la porte du jardin.

Les domestiques se retirent.

DAMON, seul. — J'ai peut-être eu tort d'être si matinal ; car je serais fort embarrassé d'imaginer un sujet d'entretien, si je tombais sur un tête-à-tête avep le châtelain... Tout bien réfléchi, allons flâner parmi les plates-bandes et humer ce que le parfum des roses, en ce pays, doit avoir aussi emprunté à Cythère. (Il va pour res- .sortir, mais aussitôt recule.) Ah çà ! je n'en puis croire mes yeux!... Quoi! voici le marquis? Ce serait lui-même?... C'est bien lui !

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