‹ Les tenailles. Point de lendemain. Les paroles restent. Illus. d'après les dessins de Maurice LalauChapitre 38 sur 84 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, LE BAROX.

LE BARON. — Ah! ce cher marquis!...

(Il l'embrasse.) Et moi qui vous accusais presque de négligence, hier au soir...

Puisque mon heureuse chance vous amène, on ne vous laissera pas repartir de sitôt.

LE MARQUIS. — C'est que je ne suis point tout à fait maître de mon temps.

LE BARON. — Ta, ta, ta... Vos occupations ne sont jamais que frivoles. Du reste, je vous prie de vous arrêter, comme d'un service. Sachez que j'ai ma femme à demeure ; et, dans cetce nouveauté de condition, un ami commun nous sera précieux, en tiers.

LE MARQUIS. — Mais, en vérité...

LE BARON. — Je vais vous conduire tout droit chez la baronne, dans l'espoir qu'elle vous déterminera à nous rester. (Se tournant rers Damon.) Quant à vous, chevalier, je n'ose vous faire la même proposition. J'ai le scrupule, à m'en renseigner par votre mine, que l'air du pays ne vous soit funeste.

LE MARQUIS, goguenarcl. — Précisément, je venais d'expriiner le même souci à Damon qui s'est empressé, pour s'en retourner, d'accepter mon équipage.

DAMON, à part. — Dois- je m'en aller .sans avoir revu la baronne ^.. Cela pourtant me ferait gros cœur...

LE BARON, qui a pris les devants. — Venez-vous, marquis?... ou plutôt je vais vous envoyer ma femme... (A part.) Mieux vaut la prévenir et la bien disposer. (Il sort.)

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