CE (JU'OX RACONTE SUR ELLE
moi-même ! On prétendait me faire donner des détails. Cela m'est revenu de dix côtés, comme c'est venu naguère à la connaissance du comte de Neuchamps, par vous, toujours par vous !
MADAME DE MAUDHE. — Si jamais M"® de Vesles venait à ^îpprendre ce qu'on raconte sur elle ?... et que c'est vous qui me l'avez conté ?...
NOHAN, avec une douleur suppliante.
— Oh ! madame !
MADAME DE MAUDRE. Hé! lié! petit
à petit, tout arrive... Je crains bien qu'elle ne prenne cela mal, très mal... On lui prête un naturel violent... Et vous pourriez entendre d'elle quelques-unes de ces vérités dont se garde le ressentiment de femmes mieux élevées.
NOHAN. — Comme vous me haïssez !
MADAME DE MAUDRE. — Dame ! puisque notre amour est mort.
NOHAN. — Mais moi, je ne vous hais jDoiut.
MADAME DE MAUDRE. — C'est ce que je vous reproche le plus!... {Prenait un tun de fitié moqueuse.) Allons, ne faites pas cette moue : elle vous va trop mal. Offrezmoi plutôt votre bras, et promenez-moi.