SCENE IV
Les Mêmes, LA COMTESSE DE LIGUEIL.
LA COMTESSE, entrant cF un air imporïant. — Régine, mon mari vous prie de descendre kii parler. (A Nohan, froidement.) Je ne vous savais pas ici...
NOHAN. — En arrivant, on m'a dit que Ligueil était dans l'atelier, et je suis monté tout droit.
LA COMTESSE. NOHAN, puis UN DOMESTIQUE.
LA COMTESSE. — Cette bonne petite!
Ah ! je suis contente ! Elle méritait bien un peu de chance, quoiqu'on ne piit guère prévoir ce qui lui échoit! Mais c'était son tour, à la fin ! Il y a comme cela des destinées dont on se dit : « Cela ne finira donc pas que tout leur tourne mal 1 » Seulement, cette fois, le coup de veine est beau.
NOHAN. — Ne m'expliquerez-vou3 pas ?...
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LA COMTESSE. — Le comte de Neuchanips, estimant qu'il n'est jamais trop tard pour faire amende honorable, a légué à Régine un peu plus de deux raillions.
NOHAN, atttrri. — Ah! j'étais revenu trop tôt vere 1 espérance. Et devant moi, à nouveau, toujours l'irréparable !
LA COMTESSE. — Que signifie ce langage ?
NOHAN. — J'allais, dans un instant, solliciter de M"* de Vesles qu'elle m'accordât sa main... {in temps.) Vous comprenez ?
LA COMTESSE. — Oui, Cet héritage imprévu met votre. ..(.4 vec in tent ion .) dClicsitesse dans une situation plus que difficile...
UN DOMESTIQUE, entra7it . — M. le baron Missen attend madame la comtesse au salon. (// sort.)
LA COMTESSE. — Réfléchissez, consultez mon mari... Mais prenez bien garde que le monde ne trouve votre demande en mariage un peu tardive... ou trop pressée... {Elle sort.)