‹ Les tenailles. Point de lendemain. Les paroles restent. Illus. d'après les dessins de Maurice LalauChapitre 64 sur 84 · NOHAN · texte numérisé non relu

NOHAN

Voila ck uoxt j'ai étk capable

RÉGINE, n'ayant pas d'abord Voir de comprendre ce qu'elle entend. — Mon...

oh!

NOHAN, hors de lui. — Voilà ce dont j'ai été capable, {fie frappant ht poitrine et s' agenouillant.') Et ce dont je vous demande pardon à genoux !

RÉGINE, découvrant ses yeux sans paraître Vapercevoir. — Comment? Moi?

je riais au milieu de ces femmes, de ces hommes, de tous ces geusî J'étais gaie, affectueuse, confiante... Je ne savais pas. Et tout ce que je faisais d'innocent, de naturel, était interprété sans doute, tourné en moqueries boute uses !

NOHAN, balbutiant. — Régine, ne nio Toyez-vous pas? Voulez-vous que je 3iic tue?

RÉGINE, se levant et avec une violevre, croissante. — Et c'est sous les pieds de cette méchante M""" de Maudre que vous avez ainsi jeté mon honneur! Pour(|uoi, au fait? Comment cela? Vous étiez donc ensemble en bien grande familiarité, pour vous amuser à me salir auprès d'elle?... Kon, ne me répondez pas, je vous défends de rien me dire de plus. Une

femme !... cette femme '... a été contre moi votre complice ! Ah I ne parlez pas de m'aimer, ajjrès m'avoir si bassement méj^risée!... Mais elle, cette autre, vous l'aimiez donc bien j^our me jeter en pâture à ses férocités!... Alors, soit! Continuez à l'aimer ! Gardez-la ! Elle est vraiment digne de vous !

NOHAN. — Régine!...

RÉGINE. — Mais vous, au moins, lorsque vous jorofériez votre calomnie, étiezvous convaincu qu'elle fût vraie? Soutenez-moi que vous y croyiez, ce sera votre excuse !

NOHAN. — Régine ! ma chère Régine de tout à Iheui'e, je vous vénère dans le passé. Je vous implore et je vous adore.

RÉGINE, sardoniquetnent. — Ah ! vraiment, vous décidiez ainsi de moi, sans plus de conviction, rien que pour faire de l'esprit? Eh bien, vous auriez mieux fait d'avoir plus de confiance dans votre découverte, car vous aviez deviné jus*^e. Et c'est bien le moins aujourd'hui que je vous en félicite. Quoi ! vous ne me croyez pas ^ Mon affirmation ne vous suffit ])as? Quelle preuve donc vous faudrait-il ?

NoHAN. — Voulez-vous

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