‹ Les tenailles. Point de lendemain. Les paroles restent. Illus. d'après les dessins de Maurice LalauChapitre 70 sur 84 · L'ORDONNANCE, LA COMTESSE, REGINE · texte numérisé non relu

L'ORDONNANCE, LA COMTESSE, REGINE

LA COMTESSE. — Du calme, petite, du calme! (^-1 l'ordonnance qui est revenu pour remporter le fauteuil.) M. de Ligueil est-il là?

l'ordonnance. — Mon commandant assiste M. le docteur qui est en train de faire le pansement.

nÉGiNE, tordant ses mains. — Oh!

LA COMTESSE. — Vous m'avcz promis d'être courageuse... C'est du repos moral, de la détente qu'il faut que votre visite apporte ici, du bien, du mieux ! {A l'ordonnance.) Dès que vous pourrez parler à M. de Ligueil, vous le préviendrez que 33 suis ici avec M"^ de Vesles.

l'op.donnance. — £ien, madame.

(L'ordonnance se retire.)

LA COMTESSE, REGINE.

LA COMTESSE. — Attendons!

RÉGINE, tressaillant. — Ecoutez ! Est-ce que vous n'avez pas entendu crier 1

LA COMTESSE, prêtant l'oreUle. — Non!

je n'entends rien !

RÉGINE. — Et avoir comme un bourdonnement à mes oreilles me répétant sans trêve que tout ce qui s'accomplit de sinistre là dedans, à deux pas de nous, c'est moi, moi, qui en suis cause.

LA COMTESSE. — Pauvre petite! vous la plus innocente, ne vous accusez pas, si vous ne voulez pas avoir aussi ^b i-nrre, et tant d'autres à bien plus accurer -

RÉGINE, tre-isaUlant de nouveau. ■ — Oh! cette fois, je ne me suis pas trompée. Une plainte, une atroce plainte!... Ma bonne amie, je vous en prie, allez voir! Moi, ^ n'ose pas... Allez empêcher qu'on 'ui fasse encore du mal.

LA COMTESSE. — Je vais tâcher de me

montre!" à mon mari. Mais vous, rattrapez un peu votre t^t-e, pendant ce temps... et séchez vos yeux. Vous avez une mine !...

Page 1