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pour l’usager et le passager s’ils voyaient tous ces établissements ramassés au cœur de la ville, autour d’une place). Ce quartier serait réservé de préférence aux célibataires, aux familles d’adultes. :
Plus à l'écart, loin du bruit des gares et des routes, le quartier des vieillards: appartements .-n’occupant qu’un étage dans des. immeubles à Ape collectif, pourvus d’ascenseurs, etc.
Les œuvres d’assistance à la vieillesse, centres de dépistage du cancer, ete, auront intérêt à se grouper là.
Une zone des hôpitaux dans les grandes villes : sera rendue nécessaire par la collaboration sans cesse grandissante des différentes spécialités et par le coût souvent très élevé des appareils utilisés, que seuls peuvent posséder le service ou le laboratoire consulté. Gain. de temps, d’argent et de vies humaines.
Selon les traditions et l’histoire de chaque ville, on aménagera s’il y a lieu:
— Un quartier historique: monuments conservés, sauvegardés par des zones de « non ædificandi », mis en valeur par des réserves d’espaces verts;
— Un quartier intellectuel ou universitaire, groupant Facultés, Instituts, bibliothèques et musées, à proximité de la cité des Etudiants et des terrains de sports ;
— Un quartier inilitaire où sont réunis les terrains de manœuvres, manèges, stands de tir, stades, des soldats, pompiers, gendarmes, etc...
. À l’étranger, certains groupes de logements, certains quartiers sont prévus et aménagés CpÉA Sent pour les tuberculeux et leur famille.
Situés one de ns particulièrement ensoleillés, .
à l'abri du vent et. des brouillards, au milieu de la ver- Fe :
dure, ces quartiers sont formés d’habitations hygiéni- à
ques où la contagion familiale est infiniment 2 moins Fe craindre que dans les taudis des villes. ARE, Ce quartier comprend, en outre, les dispensaires où
les malades sont revus périodiquement et où leurs enfants sont surveillés. RS DU
Des. ateliers spéciaux permettent au . de s’occuper et de gagner sa vie: ateliers hygiéniques,
ensoleillés, aérés, où le tuberculeux travaille à peu près
seul. Sa tâche est facilitée par l’utilisation systémati- : que de l’automatisme: on lui évite le plus possible les efforts physiques pour ne lui laisser qu’une besogne de
‘commande et de contrôle.
En France, une telle organisation ne fonctionne actuellement que dans la cité sanitaire de Clairvivre, conçue selon les idées du Professeur L. Bernard, et inaugurée en 1933. Les résultats médicaux et sociaux obtenus depuis montrent que l’œuvre ne doit pas être abandonnée, mais doit au contraire être étendue à de nombreux départements (1). 2
Certes, ce ne sont là que des projets. D’indiscutables difficultés empêchent provisoirement leur réalisation. Mais nous sommes en une période où les décisions de principe, les projets, les directives générales doivent guider le gouvernement.
(1) Voir Lafon, thèse méd., Toulouse 1937, « La cité sanitaire de Clairvivre ». ;
Collet, thèse méd., Bordeaux 1932, « La cité sanitaire pour tuberculeux ». S
Dans les villes à construire de nos colonies qui se développent, certaines de ces données sont parfaitement justifiées et appliquées. :
Certains se plaindront d’une réglementation abusive, souvent paralysante, toujours onéreuse: on oublie trop de mettre l'intérêt général avant chaque intérêt individuel; on oublie que la plus-value des terrains et des entreprises qui résulte d’un aménagement rationnel profite à tous et encourage la construction.
Si l’un des résultats obtenus est la diminution de la mortalité infantile, si la France augmente son capital humain, c’est le meilleur placement qu’elle puisse faire.
Dans la cité à reconstruire, un plan d’ensemble parfaitement étudié et adapté aux mieux avec ee qui existe déjà, devrait considérer non seulement où doivent s’édifier les résidences, mais auéant que possible à qui ces résidences sont destinées.