‹ Les Tendances présentes de la littérature françaiseChapitre 27 sur 94 · XXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVIII INTRODUCTION

périalisme des nouvelles générations se fait parfois brutal et même barbare : il ignore et dédaigne un peu les palabres académiques et les discussions théoriques auxquelles se plaisaient nos aînés ; Fart pour l'art lui semble une stupidité monstrueuse et l'art pour la vérité une utopie ; il leur substitue l'art pour la Vie. Moins cultivé que ses devanciers, le jeune homme d'aujourd'hui ignorera sans doute davantage le passé, ou plutôt, s'en embarrassera moins, tout en lui rendant justice : même formé à l'école de Barrés, un nationaliste qui veut agir ne peut éternellement se lamenter à l'ombre d'un clocher...

C'est assez, dira-t-on peut-être, nous reconnaissons votre impérialiste. Paul Bourget en traçait, voilà plus de trente ans, un portrait moins flatté et moins flatteur dans la préface du Disciple, mais il l'appelait sfruggle for lifer pour l'opposer au dilettante. Nous n'avons point dissimulé que les nouvelles générations fussent brutales et même frustes parfois mais leur impérialisme se distingue nettement de l'arrivisme vulgaire par cette atmosphère d'enthousiasme d'abord qu'entretiennent certaines grandes conquêtes récentes du génie humain et qui imprègne les âmes bien plus fortement et de façon plus grave que les passions politiques de jadis ; il s'y oppose surtout parce, qu'à la différence du strofjfjle for lifer, dévot de la raison et de la pru-

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