I. Faber, Progrès de l'âme, ch. xvi
a. 1 Cor., X, i3.
qu'il incombe d'en décider, il faut que nous le puissions. Dieu, ennemi de l'incohérence, se doit à lui-même de modérer les tentations ou de fortifier les tentés afin que notre libre arbitre soit sauf. — Elle est aussi en harmonieux accord avec l'œuvre commencée par l'incarnation, la passion et les sacrements ; toutes ces grandes choses ne tendent qu'à une fin : sanctifier les âmes et en peupler le ciel. Mais elles n'aboutiront pas si les cœurs captivés par le mal se tiennent éloignés de l'Église et des sacrements. En vain seront accumulées de prodigieuses réserves de grâces ; il ne sulBfit pas que la source jaillisse, il faut qu'on vienne y boire : sans quoi toute l'entreprise divine est vaine. Aussi la Providence veille-t-elle à maintenir l'équilibre entre les attraits du bien et les attraits du mal.
Presque toujours elle fait plus. Elle invite au bien, elle inquiète, elle ravit. Son symbole, ce sont les actifs messagers qu'envoie l'organisateur d'un banquet, dans l'Évangile, pour rassembler les convives*. Un Père aimant veille sur nous ; tout en noMS laissant d'ordinaire marcher seuls, il écarte de notre route les trop grosses pierres et aplanit les fondrières trop larges et trop profondes. Par moments, ne va-t-il pas