‹ Les ternaires: livre lyriqueChapitre 24 sur 65 · LES CORNEMUSES · texte numérisé non relu

LES CORNEMUSES

Un panTre Italien de Parme on de Kavétme , Jouant de la piva tristement se promène;

Or, nul pour l'écouter ne s'arrête, et Tenfant De maison en maison toujours s'en va chantant.

Un seu], au premier bruit de rinstrument rustique, Tressaillit (il venait celiii-là d'Armorique) :

Ami, prends cet argent et sonne encore un air ! Vous, mes yeux, fermez-vous à ce ciel pur et clair !

Ah ! le corn bond résonne au loin, Tocéan fume , Et la fille d*Arvor a passé dans la brume;

Plus légère en passant qu*une biche aux abois , Ou qu'une blanche fée aux clairières des bois...

Sonne encore, ô piva^ sonne, instrument sauvage! tJne voix te répond sur un autre rivaj^e ;

De Test à Toccident, pays, répoudez-vous,

L'un si cher à mon cœur, Fautre à mes yeux si doux !

Qu'aujourd'hui ma province en songe m'apparaisse. Là tous mes souvenirs, là toute ma tendresse ;

Un jour si le corn-boud chante aux brouillards d'Arvor, Je dirai : levez-vous devant moi, pays d'or!

£t la rouge Sabine et l'Italie entière Éblouiront mes yeux avides de lumière.

Page 1