ASPIRATIONS
Que de fois mon esprit a orié : liberté !
Quand mon cœur murmurait tout bas : autorité !
Admirons la pensée aussi libre que Faigle, La suprême raison qui trouve en soi sa règle ,
Le peuple déjà mûr à proclamer ses droits Et qui dans son forum semble un conseil de rois; Mais aimons le ramier fidèle à sa colline , La pensée humble et douce et la foi qui s'incline ; Aimons l'homme ingénu que son coeur seul défend Et le peuple soumis à Dieu comme un enfant.
Vous fûtes mon soutien à travers cette vie , Sœur de la Piété, noble Philosophie!
Ma force vient de vous. Fatigué, sans chemin , Vous m*avez prudemment ramené par la main , Et dan&un ciel d'été comme on voit les étoiles , Votre doigt m'a montré le beau pur et sans voiles; Et pourtant bien des fois lisant dans vos jardins , Sous vos portiques frais entoiurés de gradins , Je songe encore au temple, à ses riants symboles : Mon cœur faible a besoin du lait des paraboles.
Hélas ! il fut un temps où la terre et le ciel Chantaient et célébraient un hymne universel , Sur le sommet des monts, sur les eaux, dans la plaine, Quand tout vague soupir, toute voix, toute haleine , Étaient les mille accords de ce clavier divin Que les anges de Dieu fiaisaient vibrer sans fin : Instrument plein d*amour, concert sublime et tendre, Que Toreille de l'homme alors pouvait entendre ; Car lui-même parlant un langage inspiré De la création menait le chœur sacré !
Rome.