‹ Les ternaires: livre lyriqueChapitre 59 sur 65 · LE REVE · texte numérisé non relu

LE REVE

Cette nuit je rêvais. Sous une forteresse Mon Corps était couché (le rêve sait pourquoi) , Et bombes et boulets, lancés avec adresse, Tombaient incessamment , tombaient autour de moi ;

Tant que je m'écriai : a Si le ciel ne m'assiste,

Mon heure va sonner ; à mon âge c'est triste ! »

Résigné, j'attendais un des terribles coups :

<; Qu'il vienne, enfin , qu'il vienne et creuse aussi ma tombe ! »

Mais rien ne m'atteignait, car ma mère, à genoux.

Écartait en priant le boulet et la bombe.

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