‹ Les terrains primaires du Morvan et de la LoireChapitre 17 sur 47 · N.5 SÉ · texte numérisé non relu

N.5 SÉ

Four à chaux dax Gouget

Fig. 36. — Coupe schématique entre Joux et le Gouget.

m. tufs microgranulitiques, v. Viséen, poudingues à galets de calcaire et de roches granitoides, c. schistes micacés, maclifères et feldspathisés, poudingues métamorphisés, f.d. Dévonien, formations schisteuses très gneissifiées, tr. microgranulite, £. gneiss Echelle 70.000€ {hauteurs amplifiées 2 fois).

Au fond de la vallée de Valsonne, on trouve à 1 km. à l'Ouest de Saint-Clément, sous les hauteurs de la Rotodière, une carrière ouverte dans des poudingues très métamorphisés, feldspathisés et amphiboliques, alternant avec des cornes amphiboliques ; ces roches rappellent absolument les poudingues métamorphisés, tournaisiens, du Mont-Beuvray, dans le Morvan ; en s’élevaat vers le col de Perroux on arrive dans les schistes, les grès à plantes et les poudingues à galets de calcaire du Viséen ; ces formations reposent sans discordance réelle sur les précédentes. Des poudingues, analogues à ceux de la carrière de Saint-Clément, ont été signalés par M. Michel-Lévy à 2 km. à l'Ouest de Tarare, sur la

route de Roanne. Je les ai retrouvés vers le N. E., à 200 m. de Létra, dans le vallon de Sornel.

Les bancs de calcaire cipolin, depuis longtemps signalés au Mont-Jonc et à Ternant, qui apparaissent au milieu de schistes micacés et amphiboliques, gneissifiés, parallèlement à la direction moyenne N. E. des couches viséennes, sont à rapporter au Dévonien. De grandes masses de cornes amphiboliques, passant aux diorites et vraisemblablement dévoniennes, transparaissent au Nord de

Tarare, à l'Est des formations précédentes.

Au point de vue tectonique, on remarquera la régularité de la bordure

viséenne, qui se suit depuis Néronde jusqu'à l'Ouest de Joux, à Peisselay et sur les hauteurs de Valsonne et de Létra. Au S. E. de cette bordure viséenne se dessine entre Affoux et Saint-Clément un premier anticlinal très resserré(N. N. E.) passant à l'Ouest de Saint-Marcel et de Tarare; il est brusquement interrompu à Saint-Clément, contre les tufs, par une faille transversale probable.

Cet anticlinal est longé au S. E. par un synclinal de tufs et de poudingues viséens, passant par la montagne de Tarare, Saint-Marcel et se perdant dans les gneiss, vers Affoux.

Ces plissements secondaires ne se suivent pas vers le N. E. au delà d'une ligne transversale N. O. passant par Valsonne, Saint-Clément, ligne qui correspond à un affaissement transversal des axes; les tufs affleurent, en effet, jusqu'au fond de la vallée de Dième sur toute sa longueur. :

Environs de Saint-Cyr-le-Chatoux, Marchampt, Beaujeu, Pruzilly. — Les formations dinantiennes et viséennes se suivent plus au N. E. sur la bordure $. E. du faisceau ; mais les décrochements vers le N. O. que nous avons relevés sur la bordure septentrionale, se retrouvent ici, produisant des rejets de 4 à 6 km., accompagnés de filons de quartz N. O.

Au Nord de Létra, Chamelet, on trouve un premier rejet, avec étirement des couches, qui reporte vers « Bœuf» le Viséen ; il correspond au jeu de fractures de la vallée d’Azergues. Les schistes amphiboliques et les diorites (Dévonien) forment, au-dessous du Viséen, une bande largement développée (Saint-Cyr-le- Chatoux).

Les décrochements et torsions se reproduisent au Sud de Marchampt, au Nord de Beaujeu, vers Pruzilly. Mais leur importance paraît aller en diminuant.

Les formations dinantiennes, inférieures aux tufs microgranulitiques, se montrent de plus en plus irrégulières et rares ; les tufs apparaissent fréquemment, par suite de glissements tangentiels des couches, sans interposition de Viséen ni de Tournaisien, sur les schistes amphiboliques et les diorites dévoniennes qui constituent, par contre, un cordon remarquablement régulier en bordure de la voûte anticlinale granitique d’Odenas et de Fleurie, continuation de celle de Chambost et des Olmes (Chaîne du Pellerat), vers le N.E.

De l’autre côté de ce massif granitique qui limite au $. et au S. E. le faisceau synclinal de la Loire, se retrouvent les vestiges d’un faisceau synclinal nouveau dans lequel les mêmes formations occupent les mêmes niveaux ; le flottement dioritique célèbre du Pellerat doit être ainsi considéré comme Dévonien. Il est remarquable qu'aux environs d’Ancis le granite du Pellerat se charge d’amphibole, au voisinage des diorites et diabases endomorphes, comme celui de Beaujeu au contact des diorites et diabases de la montagne d’Avenas.

Page 1