‹ Les terrains primaires du Morvan et de la LoireChapitre 25 sur 47 · ON. RS · texte numérisé non relu

ON. RS

7°. — Microgranulites (partie des anciens porphyres quartzifères)

71. — Porphyres à quartz globulaire recoupant les microgranulites (partie des anciens porphyres quartzifères)

Surmontant les tufs porphyritiques.

NL TN) Te

1, — Porphyres pétrosiliceux, pyro- Fe & ÉS RARE PJ Antérieurs au Houiller.

mérides 1, — Porphyritesmicacées et méla- :

F DORE 7 Base du Permien.

phyres Qt Filons de quartz Age des arkoses triasiques.

La disposition zonaire en bandes E. N. E.,-0. $S. O. des formations cristallines, éruptives et sédimentaires du Morvan, les principales directions de filons sont sommairement indiquées dans cette note de 1879.

® Les notes suivantes sont, soit des comptes rendus de courses, faites par la Société géologique, soit des mémoires spéciaux. On y trouve les descriptions détaillées et les définitions techniques des principales roches mentionnées dans

la légende précédente. Nous en sortirons des données originales encore intéressantes :

« Course de Semur à Saulieu par la Motte-Ternant » [28]. M. Michel-Lévy signale pour la première fois la naissance des feldspaths par voie métamorphique. Il s’agit ici des grands cristaux d’orthose du granite porphyroïde qui naissent dans les leptynites des gneiss voisins, soit en cristaux isolés, soit en minces filonets. La constatation de zones de passage, avec caractères pétrographiques confondus et mélangés, entre deux grands massifs de roches acides quelconques, juxtaposés (granite et gneiss, granulite et gneiss, granite et granulite, microgranulite et granite, porphyre pétrosiliceux et microgranulite, porphyre pétrosiliceux et tuf porphyritique), intrigue l’auteur, mais reste inexpliquée.

« Note sur la formation gneissique du Morvan » [29].

Elle comprend successivement la description :

{0 De la bande septentrionale (Semur-Avallon) qui présente :

Le gneiss noir grenu de Chastellux ;

Le gneiss granitique de Rouvray (riche en feldspath) ;

Le gneiss micacé de Ruffey (très micacé) ;

Les leptynites de Semur ; É Disparition de la structure

Les amphibolites de Chausserose ; ruhanée.

Le gneiss granitique, par métamorphisme du granite ;

Le gneiss granulitique, par métamorphisme de la granulite.

2° Des environs d’Autun :

a) Les lambeaux gneissiques, disloqués par le granite et la granulite entre Saint-Pierre-de-Varennes et Saint Léger-sous-Beuvray, permettent d'affirmer, après de Charmasse et Moreau, la postériorité de la granulite au gneiss et au granite (Manès et Drouot avaient réuni la granulite au gneiss).

b) Grande lentille gneissique allant du parc de Montjeu à Marmagne.

Gneiss granulitique à sillimanite (ancienne route de Marmagne à Autun; découverte de la sillimanite dans les gneiss au contact des injections de granulite).

Amphibolites et serpentines (association pegmatoïde de feldspath et d’amphibole dans les amphibolites).

3° De la bande gneissique au Sud du bassin de Blanzy.

Dans une discussion sur la composition, la structure et le mode de formation des gneiss, M. Michel-Lévy arrive à ce résultat que la plus grande partie des gneiss doit être considérée comme une formation métamorphique, à l’égal des schistes maclifères que Rosenbusch venait de décrire, à l’égal des schistes feldspathisés de Saint-Léon sur lesquels devaient paraître, en 1880, l’année suivante, un mémoire capital pour le métamorphisme [38].

« Note sur les porphyrites micacées du Morvan » [30].

M. Michel-Lévy établit leur subdivision en troisclasses :porphyres syénitiques, (orthophyres) micacés, porphyrites micacées (mélaphyres). Ces roches ont toutes fait éruption pendant le dépôt des couches inférieures du Permien. Elles sont l’équivalent des Glimmer Pikrophyres de Boricky.

« Traversée E.-0. du Morvan » de Saulieu à Lormes [32].

L'auteur signale ici pour la première fois les filons de quartz (N. 1279 E.) qui jalonnent la grande fracture transversale du Morvan.

« Traversée N. O0.-S. E. des formations primaires entre Saïint-Honoré et le massif granitique de Luzy [34]

M. Michel-Lévy indique dans cette note l'existence de dykes de diabases, de diorites et de porphyrites amphiboliques, épanchées en nappes interstratifiées, ou en filons-couches, au travers des niveaux supérieurs du Dévonien. L'étude qu’il poursuivit de ces roches, dans le Beaujolais, devait en 1881 lui faire changer d'opinion quant à l’âge de leur éruption.

L'ensemble des précédentes notes, jointes à celles que M. Vélain avaient présentées durant le même temps sur les terrains stratifiés du Morvan, fit l’objet d’une publication spéciale dans la réunion extraordinaire de la Société géologique à Semur-en-Auxois [40].

On trouve d'autre part, dans la minéralogie micrographique de MM. Fouqué et Michel-Lévy, des planches dessinées ou photographiées, remarquables de netteté, de la plupart des roches typiques du Morvan, reconnues à cette époque [26].

La légende de la feuille de Chäteau-Chinon (1881) apportait une rectification à l'attribution, faite d'abord au Dévonien, des roches amphiboliques de la feuille d’Autun. M. Michel-Lévy fut induit après l’étude du Beaujolais à rattacher la diorite des Epériaux et celle d’Anost à la série cambrienne de même que les porphyrites amphiboliques de Cressy-sur-Somme. Cette rectification était basée sur les passages graduels du granite de Beaujeu aux cornes vertes dont le rôle était définitivement fixé et qui devenaient le résultat du métamorphisme par le granite de couches marneuses. Le granite, les cornes vertes, les diorites et diabases étaient désormais immuablement liés entre eux ; mais comme à cette époque M. Michel-Lévy considérait, de même que tous ses devanciers, le granite comme cambrien (en réalité comme précambrien, x de la carte détaillée), les diorites et diabases ne pouvaient plus être laissées dans le Dévonien mais devaient être rattachées au x et dues au métamorphisme subi par ces strates du fait des granites voisins.

Cette liaison intime est déjà très nettement développée dans le mémoire sur le Beaujolais [43]; mais la théorie du métamorphisme exomorphe et endomorphe du granite, au contact des strates calcaires, est définitivement édifiée dans le mémoire de M. Michel-Lévy sur le Lyonnais et notamment sur les roches du Mont-Pellerat [52]. Il en a fait ensuite une application facile aux roches d’Aydat et des environs de Châtel-Guyon.

Vient ensuite la brillante confirmation de cette théorie, développée par M. Lacroix dans son étude sur l’action des granites des Pyrénées au contact des strates calcaires dévoniennes. Tout récemment, dans un travail magistral sur les nappes de charriage dans les Pyrénées [114], M. Léon Bertrand est revenu sur les phénomènes de marmorisation des calcaires dévoniens et sur la genèse des ophites et des lherzolithes ; il à établi la généralité des phénomènes de méta-

morphisme granitique des strates calcaires dévoniennes dont la naissance des lherzolites ne paraît être qu'un accident.

Généralités

Nous venons de passer en revue tous les travaux concernant spécialement l'étude des roches du Morvan. Aucun pétrographe, en effet, n’est revenu sur cette région (feuille d’Autun et de Château-Chinon) depuis que les travaux poursuivis par M. Michel-Lévy entre les années 1875 et 1880 en avaient rendu la connaissance aussi précise et approfondie.

Cependant, si la théorie sur l’évolution des magmas étaient déjà nettement entrevue, les découvertes sur la genèse des granites et des gneiss n'étaient qu'ébauchées. L'étude des massifs granitiques du Charollais et du Beaujolais n’est venue que plus tard démontrer l’arrivée au jour des massifs granitiques, par érosion, au centre des aires anticlinales ; suivant le degré de dénudation, on les voit injecter, lit par lit, les gneiss et les micaschistes voisins, ou former simplement des auréoles de schistes feldspathisés, puis de schistes seulement micacés au milieu des couches successives de l'écorce terrestre. Les phénomènes de contact du granite, exomorphisme et endomorphisme, mis au jour dans les travaux sur les schistes (considérés alors comme précambriens) de Saint-Léon et de l'Auvergne, et siluriens et dévoniens de Flamanville [75] permirent de préciser le mécanisme de production des gneiss, micaschistes, leptynites, pyroxénites et amphibolites aux dépens des schistes, grès, marnes et calcaires de tous âges, des granites à amphibole et des diorites par digestion endomorphe des strates basiques (dans la feuille de Charolies, 1890, M. Michel-Lévy applique ces idées nouvelles à la région située au Sud de Bourbon-Lancy, subordonnant la formation des diorites à la mise en place du granite et laissant déjà entrevoir la possibilité d’un rajeunissement du granite qui de précambrien deviendrait dévonien).

D'autre part, les méthodes optiques, appliquées à l'étude des minéraux en plaques minces, se sont enrichies de nombreuses découvertes, postérieurement à 1880, principalement pour la détermination des feldspaths en grands cristaux et en microlithes.

I était donc intéressant de reprendre l'étude pétrographique des roches du Morvan. On verra que mes recherches ont abouti à deux séries de constatations nouvelles, d’une part, sur les roches de profondeur, d'autre part, sur les roches d'épanchement.

1° En ce qui concerne les roches de profondeur, le granite, la granulite, les microgranites et aplites, et les phénomènes d'endomorphisme et d’exomorphisme, ces constatations nouvelles portent :

Sur le granite en bordure des terrains métamorphisés (abondance des microgranites et aplites, contemporains de sa mise en place; je fais rentrer dans le granite une partie de la formation appelée granulite à mica noir (y?) par M. Michel-Lévy, et qui constitue un granite à grains fins, micacé, ayant incomplètement digéré les schistes voisins).

Sur les diorites et les porphyrites amphiboliques ; elles sont le résultat de la digestion par le granite de couches calcaires généralement frasniennes et ne constituent pas une série éruptive individualisée.

Sur des cornes amphiboliques et des calcaires à minéraux frasniens.

Sur des quartzites amphiboliques.

Sur des poudingues métamorphisés (amphiboliques, micacés, feldspathisés) tournaisiens.

Sur des schistes micacés.

Sur des schistes à andalousite, à chloritoides et feldspathisés, tournaisiens.

Il résulte, de cette étude des terrains métamorphisés au contact du granite, que la mise en place de ce dernier est contemporaine de la fin du Tournaisien, dans le Morvan.

2° En ce qui concerne les roches de filon et d’épanchements, j'insisterai :

Sur l'existence d’éruptions d'albitophyres et de tufs albitophyriques, famenniens.

Sur l’existence d’éruptions d’orthophyres, d'orthophyres obsidienniques, de brèches et de tufs orthophyriques tournaisiens.

Sur les éruptions d’orthophyres passant à la microgranulite et de microgranulites, contemporaines des tufs connus jusqu'alors sous le nom de tufs porphyritiques et que j'appelle ufs microgranuliliques ; ces dernières roches sont viséennes. Les tufs microgranulitiques comprendront, en outre, une partie de la formation intitulée tufs granulitiques et granulites à mica noir par M. Michel- Lévy (7°) qui se trouve supprimée.

J'aurai peu de choses à ajouter aux descriptions de mon devancier, si ce n’est au point de vue chimique, sur les roches postérieures aux tufs viséens (microgranulites, porphyres à quartz globulaire, porphyrites micacées et mélaphyres).

A l'étude pétrographique des roches éruptives, j'ai joint l'étude chimique, en me servant de la classification américaine simplifiée, et de la classification de M. Michel-Lévy [84, 89, 100, 101, 118}, basée sur les paramètres magmatiques, caractérisant le magma fumerolle et le magma scorie. On verra quel précieux appui l'analyse chimique à apporté à l'analyse pétrographique, venant confirmer les distinctions établies par cette dernière au milieu des éruptions famenniennes et tournaisiennes, les rapprochements entre les tufs et les roches éruptives qu’ils accompagnent, et entre des roches de même espèce provenant de gisements éloignés. Elle a permis d'établir que les roches antérieures à la mise en place du granite font partie d'une série persodique spéciale ; alors que toutes les roches contemporaines ou postérieures appartiennent à une série mégapotassique bien différente. La plupart des analyses publiées dans ce chapitre ont été faites par M. Pisani.

1° Roches de profondeur. Phénomènes d’endomorphisme et d’exomorphisme

Granite dit porphyroïde. — Vour rencontrer le granite typique qui constitue le massif granitique de Luzy, il est indispensable de s’écarter suffisamment de la bordure des terrains primaires de contact. Au Sud de Chiseuil, par exemple, c’est seulement vers le hameau de la Peau, à 1.200 m. à l'Est des quartzites feldspathisés, que j'ai trouvé ce granite (carrières abandonnées) ; dans la montée de la route de Luzy à Bourbon-Lancy, à deux km. de Luzy, sont ouvertes des carrières dans le granite franc, à environ 1.000 m. du flottement de schistes et quartzites métamorphisés des bois de Luzy. On trouve des affleurements particulièrement favorables à la récolte d'échantillons frais, dans les environs de Grury (galeries pour la recherche de pyromorphite) et sur la route d'Etang à Toulon-sur-Arroux aux environs de la Tannière, dans des carrières ouvertes pour l’empierrement.

Ce granite, de couleur blanc grisâtre, quelquefois rosée, est riche en grands cristaux d’orthose qui atteignent 4 à 5 cm. de longueur. On sait que ces grands cristaux sont un des derniers éléments cristallisés de la roche. Ce granite se montre au microscope formé par du mica noir en grandes paillettes hexagonales, un peu d’oligoclase, de l’orthose souvent maclée suivant la loi de Carlsbad, du microcline et beaucoup d’albite, de la micropegmatite assez rare et s’associant aux grands cristaux d'orthose, du quartz en grandes plages moulant les autres éléments, avec accessoirement et cristallisés d'abord l’apatite, la magnétite, le Zircon. :

Le dynamométamorphisme est fréquemment mis en évidence par les extinctions roulantes du quartz, par la production d’anorthose, avec veinules d’albite et de quartz.

Les minéraux secondaires sont la chlorite, le rutile, le sphène.

Granite grenu. — En se rapprochant de la bordure des formations stratifiées, on rencontre souvent un type de granite qui ne diffère du précédent que par l'absence des grands cristaux de feldspaths ; le mica noir est très abondant ; l'orthose, l’anorthose et le microline ont des dimensions analogues, comparables à celles des plages de quartz. Le dynamométamorphisme y paraît plus accentué. Ce granite grenu existe en abondance dans la vallée de la Roche et au N. E. de la Roche-Millay. Sur la route de Château-Chinon à Arleuf, on recoupe un granite gris, à fins éléments, qui peut rentrer dans ce type grenu ; il est caractérisé par une grande inhomogénéité, certaines parties étant très riches en fines lamelles de mica noir qui ont une tendance à s'orienter, d’autres riches en feldspaths. Le mica blanc s’y développe quelquefois. La roche contient des enclaves schisteuses dans lesquelles l'abondance du mica noir devient extrême et où les feldspaths sont aplatis et la microgranulite fréquente. Il mériterait, par endroits ,le nom de granite schisteux ; c'est un granite ayant digéré incomplète-

ment les schistes voisins et mal brassé, formé en un mot au voisinage d’une voûte de terrains sédimentaires. Il est très fréquent dans l’anticlinal no V, à Moulins-Engilbert, Manlay (ancienne granulite à mica noir (y?) des rochers de Montseaunin). Le quartz y a une tendance très nette à se rétracter ; maisilne s'agit nullement d’une formation éruptive d’âge spécial ; les conditions de cristallisation ont seules provoqué les différences de structure que l’on y constate, et l’inhomogénéité de composition est imputable à la proximité des terrains sédimentaires et aux irrégularités de leur digestion incomplète.

Microgranite.— Les granitesgrenus ou schisteux, dont nous venons de parler, semblent servir de passage entre le granite typique et le microgranite qui forme de nombreuses apophyses au milieu des terrains métamorphisés, à faible distance des grands massifs granitiques. Le microgranite dont la texture finement grenue n’est décelée qu’au microscope, présente une structure intéressante parce qu’elle sert de trait d'union entre le granite et la microgranulite. Dans la microgranulite franche, les phénocristaux de quartz pyramidé, d’orthose, de plagioclases, sont brisés et ne présentent pas de passage gradué aux microgranulites de même nature des éléments du deuxième temps.

Dans le microgranite typique, il y a aussi deux temps assez distincts de consolidation, caractérisés par la taille très dissemblable des plages de quartz et de feldspath souvent dix fois plus grande au premier temps qu’au second. Mais il y a passage entre les deux temps ; les phénocristaux n’ont pas de formes automorphes franches ; leurs dernières zones d’accroissement, tant pour le quartz que pour le feldspath, englobent nettement les microlithes du deuxième temps ; il y a passage dentelé, si l’on peut s'exprimer ainsi, des uns aux autres ; et c’est bien aux dépens d’une partie du quartz et de l’orthose en grands cristaux des granites porphyroïdes que se sont produits les microlithes du deuxième temps du microgranite. En d’autres termes, les facteurs de la cristallisation ont changé mais moins brusquement que pour la microgranulite et, surtout, il n’y a pas eu transport prolongé du magna, en partie fluide.

Il y a de la micropegmatite en abondance ; le quartz a une tendance marquée à se rétracter.

Nous constaterons qu’au passage avec transitions ménagées du granite au microgranite vient s'ajouter le passage des microgranulites franchement filonniennes à certains microgranites. Afin de ne pas multiplier indéfiniment les couleurs et les notations cartographiques, j'ai figuré en granite franc les apophyses microgranitiques apparaissant au milieu de terrains métamorphisés au voisinage du massif granitique, alors que les microgranites, accompagnateurs des grandes masses de microgranulites, sont confondus avec ces dernières.

J'indiquerai, comme gisements de microgranite à rapprocher du granite, celui du château de Veau près Savigny-Poil-Fol ; celui du deuxième chemin d’'Arcy et de nombreux points sur la bordure même du massif granitique de Luzy, ou de l’anticlinal n° V.

Une apophyse de microgranite qui apparaît sous les Mirandeaux, au sud de Chalmoux, mérite une mention spéciale. Le microgranite vient ici au contact

d’un banc calcaire qu'il a métamorphisé en calcaire à grenat et en corne amphibolique et pyroxénique ; lui-même, d’ailleurs riche en orthose et en micropegmatite, semble avoir subi un certain endomorphisme ; il contient en effet un plagioclase zoné, malheureusement trop décomposé pour être déterminé avec précision.

Granile syénitique. — J'ai à signaler un type de granite, qui se montre assez rarement dans la région, passant à la syénite par disparition progressive du quartz. Les plaques, que je possède, présentent, à côté de mica noir chloritisé (riche en beaux zircons avec auréoles polychroïque brunes), de grandes plages feldspathiques, composées d'un peu d’orthose et de beaucoup d’albite, de micropegmatite, de quartz en très petite quantité ; il y a en outre du mica blanc en lamelles secondaires. Ce granite syénitique qui est de couleur rouge verdâtre est un type de contact. Il se rencontre dans une carrière à l'Est du Château de Rivière, sur la rive gauche de la Roche, au contact avec des quartzites.

A ce granite syénitique correspond une microsyénite micacée ; elle contient de la micropegmatite abondante, mais très peu de quartz libre. Cette microsyénite apparaît en filons sur la vieille route de Chalmoux, au Sud des Philippes, où les schistes deviennent maclifères, donc près d’une apophyse granitique, voisine en profondeur.

Au N.E. du Moulin d'Aupont (ravin de l’Arbre-Rond) un filon semblable perce le calcaire.

Granulite et aplile. — Le granite de Luzy a une tendance à se charger de filons de granulite sur une partie de sa bordure, notamment tout le long de son contact avec les quartzites de Chiseuil. Ces filons et ces masses de granulite sont allongés parallèlement au contact et bien plus fréquents contre les quartzites que contre les schistes. Le mica blanc les accompagne.

La granulite forme aussi de grands massifs granitoïdes, par exemple aux environs d’Etang et sur le plateau d’Antully.

Faisant cortège à la granulite, les filuns minces d’aplite sont abondants. L’aplite est constituée par de l’orthose, de l’albite, du quartz bipyramidé, du mica blanc, le tout finement cristallisé avec une structure microgrenue. L’aplite paraît avoir pris naissance après ou pendant le refroidissement de la granulite ; elle forme de minces filons brusquement zigzagués qui semblent avoir rempli des fissures de retrait où les fumerolles alcalines sont venues circuler avant le refroidissement de la roche encaissante. Je signalerai les carrières dans la granulite à l'étang de Fly comme en donnant de bons exemples au Nord de Chalmoux. D’autres filons aplitiques, mais alors dénués de mica blanc (quartz et feldspaths grenus) apparaissent également au milieu des grandes masses de microgranulites. Tels sont ceux que l’on recoupe sur le chemin, montant de l’Echenault à Glux, au milieu de la microgranulite à pinite, à l'Ouest du Beuvray.

Composition chimique des granites de Luzy et de Lormes. — On trouvera dans le tableau des analyses (p. 224-225), l'analyse d’un granite typique à grands cristaux (n° V) recueilli dans les carrières de Luzy (sur la route de Bourbon-Lancy). On à préalablement pulvérisé environ 4 kilogramme de la roche, afin que la

és ’ Ê

prise d'analyse corresponde à la composition moyenne. Les résultats du calcul des paramètres américains et de celui des paramètres magmatiques et des triangles normaux sont consignés dans le tableau suivant :

Granite ‘Grande carrière de Luzy). — V.:

Calcul M. L. Paramètres américains Paramètres magmatiques Hreagies

Om.

Ab 7%

normaux

Classe Persalane

Ordre Columbare

granitodioritique

mégapolassique

Rang Alaskase

Subrang Alaskose

magnésien

miCrocalcique

Le granite de Luzy est donc une A/askose; sa fumerolle est granito-dioritique,

1 Dans les tableaux afférents

à chaque roche, les notations sont celles de la

note [118) de M. Michel-Lévy :

Chiffres des Calcul de Paramètres dre Triangles analyses 0/0 M. Michel-Lévy. américains tiques normaux k Or Orthose K k ri $ x — Total 0/0 des [g — Ssal — sal élém. fer.-magn. 2k+3n n n soude. Ab Albite. NE sal : c c chaux feldspath. An Anorthite. = à c!' chaux non feldsp.|F Total des feldsp. Ve ouy— 3 r = Ssal — Ssal “2 N n sal f f Total oxydes de fer.|Q Quartz. F = m m magnésie. N Néphéline. —*?k + 3n y=1i Îu— = c m , “7: 11: C Ssa | su tar élém.|3 Alumine en excès. HE = { Silice des élém S LeE U A RS u : des élé = == ! = — ©X À ferro-magnésiens PRRIRE JR n d'oeil Gr

s silice totale.

T acide titanique.

x Total des éléments ferro-magnésiens.

An

Ab + An

An 0/0 —

Tableau des

D =] = sen St ns a 2 = 8 Es & ES El ES D ea à 91 O}r = m e ÿ ÿ qaohqry LE 2 = 20 = # = 20 si 2 = ee | ee ee) ee ns) où Ce] (=) 20 Le] = 20 QIUON InO co = S © Gi co & 3 Fe à 8 ES x enbrqnueiSoaorur ny, = + r- = + - — + EY — à S S er b Le) en L=] ————————— a | Ne le 29 =] =) Aopuorq 5 si es] “ 3 œæ 2 es & si = À ee > onbrtnueiSotoru ju, S 22 2 : co si si # si — Ê e S a = ES | er) en) lee < ATTUOY € 30€ ‘sa “HO ESS ET PE 0e PO PE D EE 8 | 8 = onbuAydoyyo oqogug = 2 22 = - s si 2 cn - À a & 5 ° & = si a Ë TRE TS Nm a ER PL LCR à Ve mt ETES = = = =] = = Xn9J") NP urARY Col 2 & x = 2 3 3 3 œ à S > 9[NUPISOIOTN © a + à où — # = < 2 = meme ami em PSE." CORRE pee 2e 7 — | ———— | | | | SR al a a be) (°ù] EA urmeyonog ES © a S = 3 28 a = & = > ex4ydoq1Q S eo So en = = s en ms a F a Se r- LI [ær] TEE er 1 = | Les euu»pirg-0znr) 8 = 8 = Ë - =: $ 8 8 8 g = onbu£uydogyuo oyooig = = si € EN È st æ = # * z Ë TE RS na | EU el et D 2Q =) — Azur am 2 œ x 2 $ & 3 = Es 3 2 k 2 Le . À 7. À ï 2 = : :

9JIUB.IL) = = GI ae (ei) # [o 2 = 2 UT CT a a) NP RS ne Ne eau DES LUN ARRETE ART EU SOTHIOT . ee & ei SE e S ce 9JIUR.1) Fi A (ei ou =] 2 cn À À = a = 20 20 M ne 20 + ms co ea a 950'T eI 9P 9810 ei GI 20 Ce) cn — + - Où Ce] E- o o14ydoq1O S co si = S = = # " = ë s & Lt — 5 = 2 =] =] (\] Le] D D EN) 2O — he) SNJIJUT-JUON SN 2) © À =) = - = be) cn —) = Xn991p1S0139d o14yd104 = È ® — S = 20 en = = S Sale — | © 20 = a co a Q [e) = JO1[e pue") 97 Ca} S = > = = 2 & ES S » 3 a xno9tisonod a14qd104 So = si = - = — + CL — ñ = Es -L 7 LR Dal 2 ES rene À emmener es es | CO RES | cames Rens | mes Rec = | =) — CUIR RU CM ECM SN shoes \L te CMS è=A & LS D E Efel A ls) = DS © = mn < E E = # 2 A 3 En =

Analyses

Page 1