‹ Les terrains primaires du Morvan et de la LoireChapitre 31 sur 47 · CL . TE | [ . Classe nr. alcalino · texte numérisé non relu

CL . TE | [ . Classe nr. alcalino

An. . 13 Persalane EH granitique

ie y Ordre à méga-

1 À Britannare potassique

88. Rang 40.7 £ Toscanase 98 = Subrang mésoge" 1 Toscanose ÿ calcique

magnésien

Tuf microgranulitique (Four Monté). — XI.

|| Calcul M L. Paramètres américains Paramètres magmatiques ire r 95 .5 : K 5 Ta Sà = La Classe = granitons POELE : Persalane |? — 7 N dioritique à à Ssal 70 F 56.3 ; Q FD RS EE Er a à 38 ritannare potassique| 42 M 49 Sal 87.7 = ph Rang — magnésien-| C! 0 he Ille S u Toscanase [Ÿ — 2.4 g ferrique | Sx 27 a Subrang er micro- Total M8 SR A SENTE 00e, STI calcique

Les tableaux ci-dessus attribuent aux tufs du Mont Préneley le nom de Toscanose, avec magma à fumerolle alcalino-granilique, méga-potassique, à scorie magnésienne, micro-calcique, et à ceux de Four Monté, également le nom de Toscanose avec magma à fumerolle granito-dioritique, méga-potassique, à scorie magnésienne-ferrique, micro-calcique.

On remarquera la différence capitale qui, entre tant de ressemblances, sépare le magma des tufs microgranulitiques du magma des brèches et des tufs orthophyriques (Voir p. 249) :

Les tufs microgranulitiques comportent une quantité notable d’anorthite: la chimie dit 23 à 35 0/0 ; la détermination précise, par les procédés optiques, des plagioclases m'a donné 35 à 43 6/0 (dans des échantillons provenant des environs de St-Honoré); ces andésines zônées constituent d’ailleurs une différence minéralogique frappante avec les albites très acides des orthophyres et des brèches orthophyriques.

D'ailleurs, si l’on recourt au tableau des magmas des orthophyres, on trouve en moyenne 6 */, d’An. pour les orthophyres, 1 t/ pour leurs brèches. C’est évidemment dans la teneur supérieure en chaux qu'est le trait caractéristique des tufs microgranulitiques viséens par rapport aux orthophyres tournaisiens. La comparaison avec le granite de Luzy mènerait au même résultat; le granite de Luzy est beaucoup moins riche en chaux. Le calcul normal ne lui attribue que D °/o d'An.

Nous verrons dans le chapitre suivant que, au contraire, tout rapproche les tufs microgranulitiques des microgranulites éruptives.

Je citerai comme gisements de tufs microgranulitiques typiques, ne contenant pas de quartz bipyramidé, le Mont Genièvre (l’apatite y est abondante), les environs de St-Honoré (avec grands cristaux automorphes et cassés d’orthose et d’andésine zônée, allant de 35 à 43 0/, d’An.); comme gisements de tufs microgranulitiques contenant du quartz bipyramidé, les environs de Villapourçon (avec orthose et andésine allant à 40 +/, d’An. et débris de quartz bipyramidés, comme éclatés en place et profondément corrodés).

Au premier pont d'Avrée sur la route de Semelay, les tufs microgranulitiques montrent, à côté de nombreux cristaux brisés d’orthose et d’andésine, quelques quartz bipyramidés et de rares cristaux de pyroxène décomposé.

Un échantillon de tufs microgranulitiques des environs de Glux (1° bois sous x de Glux, E. M.) m'a présenté, au milieu de nombreux débris d’orthose et d’andésine, quelques cristaux de grenats, développés au milieu de plages de feldspaths tricliniques. Je rappellerai encore que M. Michel-Lévy a signalé des tufs microgranulitiques avec débris charbonneux et rosettes d’andalousite, dans la montagne de Thyon au-dessus de Beaujeu.

En résumé, au point de vue minéralogique, rien ne s'oppose à l’hypothèse de tufs de projection, grossièrement stratifiés et remaniés ensuite par des phénomènes métamorphiques, dûs à la circulation d'eaux chaudes. Les schistes à plantes, intercalés dans les tufs, rappellent ceux, qui au Cantal et au Mont-Dore renferment des flores miocènes supérieures et pliocènes, intercalés dans les déjections cinéritiques; un seul minéral ne s’accommode guère avec cette hypothèse : c'est le mica noir, souvent très abondant dans ces tufs. Le mica se trouve rarement dans les produits de projection des volcans à l’état de produit projeté; il paraît dans les druses et vacuoles comme produit de sublimation (méroxène du Vésuve). Le développement, #n situ, de la biotite des tufs microgranulitiques ne paraît justifié par aucun fait probant.

L’entraînement par les eaux, qui pourrait en donner une explication plus plausible, ne s’accommode absolument pas avec l'état brisé, à angles vifs, des feldspaths et souvent du quartz bipyramidé, ni avec l’égale répartition de ces éléments parfois orientés, dans une pâte calcédonieuse.

Nous avons été amené, par des faits d’ordre tectonique et chimique, à admettre que les tufs passent à la microgranulite, roche franchement éruptive; plusieurs de leurs variétés ont été confondues autrefois avec de la granulite à mica noir (7°).

J1 me paraît nécessaire d’avouer notre impuissance actuelle à expliquer com-

plètement la formation des tufs microgranulitiques. Les seuls faits, sur lesquels nous puissions conclure d’une façon ferme, sont les suivants : ces tufs ne sont pas de simples arkoses ; ils ne constituent pas non plus des tufs exclusivement de projection ; ils se sont grossièrement interstratifiés parmi les terrains sédimentaires à l'époque viséenne, avant les grands mouvements hercyniens, après la montée du granite.

Toutes leurs affinités pétrographiques et chimiques sont avec la microgranulite, avec laquelle ils se mélangent souvent d’une façon inextricable sur le terrain (route du Puits à Arleuf, dans le Morvan, vallée d’Azergues, dans le Rhône, seuil rocheux de la Loire, entre le bassin de Montbrison et celui de Roanne, dans la Loire).

Microgranulite, porphyre à quartz globulaire, porphyre pétrosticeux. — Je n'ai pas l’intention de décrire en détail les nombreux filons dykes et dômes de microgranite que j'ai suivis dans le Morvan et dans la Loire, ni de revenir sur leur structure micrographique ; aussi bien, les données, que nous devons à M. Michel-Lévy sur ces structures si variées et si intéressantes, sont-elles encore valables sans correction, ni addition [19]. On trouvera dans ses mémoires de 1875 tout ce qui a trail à la structure micrographique des microgranulites, des porphyres à quartz globulaire, des porphyres pétrosiliceux. Je renvoie aussi le lecteur aux planches de la Mainéralogie micrographique qui reproduisent plusieurs belles roches du Morvan ; notamment la pyroméride de Chaumiens, près Lavaux, au N. O. de Ménessaire [26, pl. XVI, fig. 1].

Si je cite cette pyroméride, c'est que, d'une part, j'ai eu occasion de l’étudier sur le terrain; elle s'associe à des brèches éruptives, ponceuses, tout à fait remarquables ; et d'autre part, comme l’a montré M. Michel-Lévy, son étude micrographique met en évidence la naissance des sphérolites (et palmures de micropegmatite) avant la première consolidation de la roche ; car on voit encore la structure perlitique, c’est-à-dire de retrait, du restant de verre disposer ses enroulements tangentiellement aux sphérolites ; une cristallisation secondaire a développé d’ailleurs du quartz microgranulitique dans ce restant de verre, qui montre encore les fissures perlitiques et les trichites du pechstein originaire.

J’ai eu personnellement l’occasion, comme on a pu le voir plus haut, de découvrir des obsidiennes perlitiques dans les orthophyres et les brèches orthophyriques du Morvan (col de Montaron, dans la Vieille-Montagne, environs de Barle-Régulier), et de me servir de cette structure, jadis vitreuse et encore mal effacée par la silicification posthume, pour démontrer l’origine volcanique de roches, très modifiées par les actions secondaires.

Jai décrit différents passages de la microgranulite à des microgranites (chemin de Glux à l’Echenault, Le Vernay, etc.). Je signalerai aussi le passage de la microgranulite à des porphyres pétrosiliceux fluidaux (environs de Montreuillon). 11 faut bien insister sur ce fait que les microgranulites de Montreuillon sont des roches à structure secondaire, dans lesquelles la microgranulite a modifié, après première consolidation, la partie jadis vitreuse et fluidale de la roche,

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comme à Chaumiens ; ainsi donc, il y a des microgranulites d'origines diverses : celles qui se relient à des microgranites constituent des roches de demi-profondeur; celles qui, comme à Montreuillon et à Chaumiens, passent à des porphyres pétrosiliceux et à des pyromérides, constituent des coulées épaisses, an alogues à celles que l’on trouve interstratifiées dans les couches permiennes de l’Esterel, des Vosges, etc. Mais on voit combien leur origine peut être différente, puisque, dans ce dernier cas, la microgranulite est posthume et secondaire, analogue aux microdacites que M. Lacroix a vues se former au sein de la protubérance de la Montagne Pelée, aux dépens de roches primitivement microlithiques ou vitreuses. Ces théories, conformes aux leçons professées par M. Michel-Lévy au Collège de France, me paraissent jeter un jour sur certaines microganulites du Morvan.

On trouvera p. 224 les analyses, faites par M. Pisani, de la microgranulite passant au microgranite du ravin du Creux :0. de Le Puits) n° VIII: du porphyre pétrosiliceux de Mont-Chérus n° If et enfin de celui du Chandelier près Montreuillon n° I.

Voici le tableau paramétrique de la première :

Microgranulite (ravin du Creux). - VIII

s er re : - Triangle Calcul M. L. Paramètres américains Paramètres magmaliques ess mi

: ire Classe 37 ( jy àlcalino- 1 . le 68 LT porsalene | — granitique

Rene 70 Ordre SENS ÿ méga On 21 Britannare | — potassique

Sal "9

> PIRE < z — 13 IX Rang ly4x [ magnésien

Toscanase

Subrang = méso- Toscanose U— 1.2 ll calcique

Total. 99, An0j0 19

La microgranulite du ravin du Creux, qui passe à des variétés granitoïdes, est une Toscanose à fumerolle al/calino-granitique, méqga-potassique, à scorie magnésienne, méso-calcique ; nous avons déjà vu qu’elle se rapproche au point de vue chimique des tufs microgranulitiques, notamment par la teneur assez élevée (19 °/,) des plagioclases en anorthite ; l'analyse micrographique m’a donné, par l’utilisation des procédés optiques habituels, une teneur comprise entre 15 et 37 °/, d'An.

On remarquera une fois de plus, combien l'analyse chimique est facile, dans ces séries, à contrôler avec les résultats de l’examen optique. Nous ne trouvons, à côté de l’orthose abondant, de plagioclases sensiblement chargés en anorthite que dans les microgranulites (route de Luzy au Grand-Marié 37 0/0d’An., Mou-

lins-Engilbert, plagioclases zonés, 28 à 370/0 d’An.), et dans les tufs microgranulitiques. Ni les orthophyres, ni les-albitophyres, ni même le granite de Luzy, qui est franchement albitique, ne nous en ont présenté. Quant aux diorites, nous savons que ce sont des roches qui se sont chargées de calcaire,

Porphyre pétrosiliceux de Mont-Chérus. — II

Triangles

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Classe y granito- =

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