I Rang I magné- Liparase a sien p Subrang micro
NI Liparose calcique
Le porphyre pétrosiliceux de Mont-Chérus est une Ziparose, à fumerolle granito-diorilique, méga-potassique, à scorie magnésienne, micro-calcique. Elle ne contient, pour ainsi dire, pas d’anorthite et se rapproche par là de la composition du granite de Luzy, bien plutôt que de celle des microgranulites passant aux microgranites. Aussi bien l'examen micrographique n’y décèle que de l'orthose et de l’albite en grands cristaux vitreux, avec du quartz bipyramidé dans un magma fluidal, présentant de petits sphérolites à croix noires et quelques microlithes d’orthose.
Porphyre pétrosiliceux (Le Chandelier). — I
| Triangles
Calcul M. L. Paramètres américains Paramètres magmatiques pormaux
Ge 5 A tonalitique Classe : DONC
AD-5.#107 ; [l Dorlane le 4,5 N°VI granito-
An. ; dioritique
Ordre méga-
Columbare : potassique
Raog , A Alaskase . magnésien
Subrang micro- Alaskose calcique
Le porphyre pétrosiliceux du Chandelier ressemble, en tous points, à celui de Mont-Chérus ; il est cependant beaucoup plus coloré en rouge foncé par une poussière d’hématite.
C'est une A/askose à fumerolle granito-dioritique, méqga-potassique. à scorie magnésienne, micro-calcique. Le magma est donc tout à fait analogue à celui du porphyre de Mont-Chérus et si le nom américain diffère, c’est parce qu’on se trouve, pour le porphyre de Mont-Chérus, dans l'Ordre n° IV, Britannare (1. 8) très voisin de l'Ordre n° IT, Columbare (1. 2), du porphyre du Chandelier. Ce porphyre de Mont-Chérus est presque identique au granite de Luzy qui, comme nous l'avons vu, est une A/askose, granito-diorilique, méga-potassique, magnesienne, micro-calcique.
On voit donc que, bien que les porphyres pétrosiliceux succèdent immédiatement aux microgranulites, leur magma n'est pas tout à fait identique. L’identité ou, tout au moins, la grande analogie existe entre les tufs microgranulitiques et les microgranulites, entre les porphyres pétrosiliceux et le granite fondamental. 11 semble que la montée des microgranulites ait été précédée d’un enrichissement du magma, encore fluide, en chaux; tandis que les bouches de sortie des porphyres pétrosiliceux paraissent en relation avec des laccolithes profonds, identiques de composition avec le granite.
Lamprophyres. — M. Rosenbusch a appelé lamprophyres des roches de filons, riches en éléments ferro-magnésiens, dont la teneur en alcalis dépasse la proportion que nous sommes habitués à trouver dans les roches basaltiques de même basicité. À proprement parler, la première description pétrographique soignée d’une pareille série est due à Boricxy; il a étudié, en Bohême dès 1878 une série de filons dans lesquels, à côté de la biotite abondante et de l’orthose authentique, il a pressenti l'existence de cristaux d’olivine; illes à appelés Glimmerpikrophyr. Peu de temps après, M. Michel-Lévy a décrit, sous le nom de porphyrites micacées etde mélaphyres, les roches analogues du Morvan ; il les a rapprochées, à juste titre, des minettes de Commentry et des porphyres trappéens des Cévennes. Les expériences de reproduction artificiéile de MM. Fouqué et Michel-Lévy (fusion par parties égales de biotite et de microcline donnant une leucitite à olivine) et les observations sur le terrain de M. Iddings démontrant que, dans l’Absaroka, les filons de lamprophyres micacés correspondent à des coulées de roches à feldspathides, ont prêté une grande importance théorique à toute cette série.
D'une part, dès les premiers travaux de M. Michel Lévy, il a été démontré que M. Rosenbusch avait tranché avec trop de précision entre les roches exclusivement filoniennes et les roches d’épanchement; d’autre part, la parenté des roches à feldspathides (épanchement) avec les orthophyres micacés (demi-profon deur), ouvrait des voies nouvelles aux considérations théoriques sur les différenciations et sur la liaison entre la nature chimique des magmas et les minéraux qui peuvent s’y développer. | SRE Es
Je n’ai pas à ajouter de grands détails aux déterminations minéralogiques que l'on doit à M. Michel-Lévy [30] Néanmoins, j'ai cru devoir étudier quelques-
uns des lamprophyres si curieux du Morvan et du Plateau central. On sait qu'à la suite des travaux théoriques de M. Rosenbusch, il y a lieu de les considérer comme provenant de la différenciation du magma du granite (spaltung), dans le sens de ses éléments basiques.
Les analyses, que je dois à M. Pisani, nous confirmeront dans cette idée théorique ; elles nous montreront en outre que les lamprophyres du Morvan ne sont pas capables de donner, par fusion, des.roches à feldspathides, parce qu’elles contiennent trop de silice latente (® très grand). Par ailleurs, les autres caractères des lamprophyres sont bien confirmés : assez grande richesse en éléments ferro-magnésiens (25 0/0 en moyenne), grande richesse en alcalis et principalement en potasse.
Comme M. Michel-Lévy, je distinguerai les roches lamprophyriques d'épanchement qui s’échelonnent sur le bord Nord du bassin d’Autun (basaltes orthosiques et labradoriques) et les lamprophyres en filons minces (orthophyres micacés).
a) Lamprophyres d'épanchement. — On trouvera p. 224, XVI, l'analyse du lamprophyre de Morgelle près Epinac. Voici le tableau paramétrique de cette roche :
Lamprophyre (Morgelle près Epinac). — XVI
Caleul M. L. Paramètres américains Paramètres magmatiques Triangles normaux
Classe IV alcalino- Dosalane k granitique
Ordre méga- Austrare | potassique
Sal … : Rang w XL: s Tonalase ’ magnésien
Total. 96. cubes Ga méso- An0[0 47 LA
Ce lamprophyre est donc une /Æ/arlzose, à fumerolle alcalino-granitique. méga-potassique, à scorie magnésienne et méso-calcique.
L'analyse microscopique y décèle de grands cristaux de péridot, de pyroxène et d’hypersthène, des microlithes de plagioclases (45 à 46 0/0 d’An. — Labrador) et d’augite. Les microlithes d’orthose doivent exister ; ils nous ont échappé.
L’hypersthène est un minéral nouveau pour les lamprophyres d’épanchement du Morvan. Il n’a pas été signalé par mes devanciers.
L'analyse n° XXIT (p. 224) est celle du lamprophyre des Pelletiers (en haut) près Reclesne.
Lamprophyre (Les Pelletiers en haut). — XXII.
Calcul M. L. Paramètres américains Paramètres magmatiques Triangles normaux
OT 01 Ab. . 19.
Classe Rite X0) == 2S TS D ==? IIT Syénitique AM 0 23, È 5
Il Dosalane
: Ordre méga-
V Germanare |! — potassique
97 III de y : J magnésien
Andase
5 © No wie
Is Subrang U II nés0-
hoshonose calcique
C’est un lamprophyre d'épanchement qui porte le nom américain de Shoshonose ; Son magma est à fumerolle syénitique, méga-potassique, à scorie magnésienne et méso-calcique. L’anorthite doit entrer pour 54 ‘/, dans les plagioclases.
L'examen microscopique nous montre des phénocristaux d’olivine et de pyroxène (ceux-ci, souvent mâclés en croix et présentant quelquefois la structure en sablier), des microlithes d'orthose, de labrador à 60 0/, d’An., d’augite et de biotite peu abondante.
Ainsi les lamprophyres d'épanchement des bords du bassin d’Autun sont des basaltes orthosiques et labradoriques, augitiques et biotitiques, à grands cristaux de péridot, de pyroxène et d’hypersthène ; la grande richesse en alcalis, et notamment en potasse, se décèle, dans cette composition minéralogique, par la curieuse association de microlithes d’orthose abondants et de labrador.
J’ai demandé à M. Pisani une troisième analyse d’un lamprophyre d’épanchement, également des Pelletiers, recueilli dans la carrière de la base de la butte (p. 224, n° XXV).
Lamprophyre (Les Pelletiers en bas). — XXV.
Calcul M. L. Paramètres américains Paramètres magmatiques O2 "6 eu ; alcalino- AD 0-9 8x —304 “Il re p—2.3 III syénitique| K 9 Ans -1416.9 Dre syénitique : e EE S SES = Ordre VE , per- Ssal 58 INAETE. ‘2.6 TR V Germanare |r — 3.2 VI potassique < 4 8 : ne F 25 Dj : ne 2 DENT IT eee Deer I magnésien| M 93 NE : à - Subrang se méso- S 35 MOtal SSH re 32 D rune lt IT calcique 5x 9
On remarquera que ce tableau tient compte de toute la chaux comme si la majeure partie de cette chaux n'existait pas à l’état de carbonate. C’est une Auruncose à fumerolle syénifique, per-potassique, à scorie magnésienne, microcalcique. Elle diffère peu de la précédente roche (analyse n° XXII), à condition que l’on considère la calcite comme formée sur place aux dépens des éléments de la roche. En réalité, on voit que l’attaque secondaire de ce lamprophyre a consisté à diminuer encore sa teneur en soude et en chaux.
b) Lamprophyres en filons minces. — J'ai choisi deux lamprophyres en filons minces, aussi épargnés que possible par les actions secondaires.
Lamprophyre de Charmes au S de Bourbon-Lancy (p. 224, no X VIF).
Lamprophyre (Charmes) — XVII.
Triangles
al Abe Paramètres américains ramè gmatiqt Calcul M. L aramètre Paramèlres magmatiques pen
alcalino-
Classe = 0 = PO il P—32 IV pranitique
Dosalane
Ordre
y— 4.2 IV Austrare
Sal
Rang
2— 6.14 Il Dacase
magnésien
Se OH Wwo Her
Subrang U micro-
Total.
An0/0 44
D— INA De
amellose calcique
Ce lamprophyre de Charmes est une Dacase, AÀdamellose; son magma est à fumerolle a/calino-granitique, mèqga-polassique, à scorie magnésienne, micro-calcique. L'examen microscopique nous a montré des phénocristaux de biotite dans un magma à microlithes d’orthose et de biotite abondants. C’est donc un orthophyre micacé typique.
Lamprophyre sous Chindo près Néronde, Loire (p. 224, n° XIX).
Lamprophyre (Chindo près Néronde). — XIX.
Calcul M. L. Paramètres américains Paramètres magmatiques Triangles normaux OL 02790 Ê re Classe : K 6 AD 02 Re) 2525 IT — granito- TETE Dosalane |? — 3.8 V dioritique à :
Ssal 14 EL, 52A0 2} Ordre — 350 VI Ie DR Pom y —L3.7 ‘IN F ; tas F 26 — 2 5 Austrare potassique M 1 2 C' 0 Sal - 687 2= 3.5 II es Y—0.83 I magnésienl 36 | ne Subrang méso- Total 092 5 == U3%5 IT x 8 DÈ=SAI .8 II calcique An0/0 62
Ce lamprophyre estune 7onalase ; son magma est à fumerolle granilo-dioritique, per-polassique, à scorie magnésienne, méso-calcique. Elle s’écarte donc sensiblement des types précédents, surtout par sa très grande richesse en potasse.
L'analyse micrographique m'a montré des phénocristaux de biotile et de pyroxène, chloritisés et calcifiés, des microlithes d’orthose et d’un plagioclase calcifié, indéterminable, que l'analyse chimique montre riche en anorthite (environ 62 0/0), et de mica noir.
En résumé, les lamprophyres du Morvan et du Plateau Central comportent des roches d’épanchement, qui sont des basaltes principalement orthosiques, et des roches de filon qui sont des orthophyres et des porphyrites micacées. Mais la constatation la plus importante est que ces roches sont très riches en potasse (en moyenne méga-potassique avec r — 2.1) et que le paramètre + d’acidité latente atteint en moyenne 3.1, c’est-à-dire exactement la valeur des magmas alcalino-granitiques. Ce sont bien les paramètres que devaient avoir les lamprophyres du granite de Luzy et des granites similaires.
Résumé relatif aux roches éruptives. — Le tableau (p. 268) résume les données chimiques des principales séries de roches éruptives que nous avons étudiées. J’ai rangé la première partie de ce tableau par ordre d'âge, en commençant par les roches plus anciennes. Il saute aux yeux que la série albitophyrique famennienne, qui est per-sodique, ne peut, en aucune façon, être comparée aux autres roches, qui sont toutes méga-potassiques. Je laisse donc les albitophyres de côté et, considérant la très grande parenté des magmas étiquetés IL à VI, j'en ai fait la moyenne (roche moyenne des n° IT à VI). Cette roche moyenne à les mêmes paramètres magmatiques que le granite de Luzy. Elle est moins acide (66 0/0 de silice au lieu de 72), en partie parce que Jai omis les granulites dont je dois poursuivre et compléter l'étude, en partie aussi parce qu’il n’a pas été tenu compte de la proportion relative de chacune des séries composantes.
Je n’ai pas tenu compte non plus des diorites et porphyrites amphiboliques, parce que ces roches sont, pour moi, le résultat très localisé de la dissolution de calcaires dans le granite. Ces réserves faites, il me paraît remarquable que l'application des nouvelles méthodes magmatiques de M. Michel-Lévy ait permis, dans une série de roches anciennes qui sont partiellement très décomposées, une reconstitution aussi approchée de la roche mère.
Les groupements, dont il a été question plus haut, sautent aux yeux dans ce tableau. Les brèches de la Vieille Montagne et les orthophyres ont des paramètres magmatiques presque identiques. Les tufs microgranulitiques et les microgranulites également. Pour ces deux groupes de séries, les noms américains sont entièrement identiques.
Pour permettre une étude encore plus détaillée de ces comparaisons, je joins à ce résumé les tableaux paramétriques des moyennes obtenues en additionnant dans chaque série les chiffres des analyses de M. Pisani et divisant les totaux par le nombre d'échantillons analysés.
Diorites et porphyrites amphiboliques.
x k n |c+c!| à f m di s Total
(PRESS NO CE el I LS ARE 4.9 1,821 7.9 3.3 1.0 50.4 Chanaud XVIII .| 24.4 1.6 3.9 PARENTS So 4.5 1.4 54,5
Anost XXI . .| 26.5 1.6 2.3 8.6 | 19.4 7.6 4.1 0.6 50.2 Totaltdes Se )IN707 4.3 | 10.5 | 23.6 | 57.8 | 23.8 | 1£#.9 3.001551 Moyenne . . .| 23,5 1.4 3.9 1.9.21149%8 HE 4.9 1.0 51.7 97.6
Roche moÿenne des Diorites et Porphyrites amphiboliques
Calcul M. L. Paramètres américains Paramètres magmatiques Hess
Or. 8.3 : K 9
At RTE Classe AT alcalino- =
a ne Xl — 20.5 I Dosalane | ? — 25 IV granitique à : Ssal 59
F. 704 sait Ordre |, 6, pm mèse #
Q . INSUSE Germanare| - = ** sodique F 34
S: LR HA M 22
Sal 14.6 ps 1 HT Rang y — 1.6 jy Mésnésien- C: 6
Xn. 22.9 mo hrs IV ANndase Hu Tr. ferrique &e 33
Totale975 = 00,2 00 Subrang Ua 10e EI méga-{ cal-
x . PL d = . # = .
Re ndose méso Kane
Albitophyres
Sous Recoulon ENINVIRE #7 1e
Surles Berthelots XII RENE En Mont XXIII.
Moulin-du-Roi ONE DRE D.
Total des 4
Moyenne .
Total
Roche moyenne des Albitophyres
Calcul M.L.
Or.
Ab.
An.
Sal x me US
Total, 95.
An0/0 26
D OU RO Rice