PREFACE
C'est avec la plus grande appréhension que je me risque à écrire quelques lignes d'introduction à l'ouvrage de M. Georges Bourdon sur les TJukllres anglais. Et si je ne savais quelle longue et laborieuse étude ce livre a coûtée à M. Bourdon, si je n'éprouvais aussi quelque déplaisir à lui refuser un concours auquel il a l'indulgence d'attacher quelque prix, rien n'aurait pu me décider à risquer cette collaboration littéraire, si mince soit-elle, ctans une langue qui ne m'est qu'en partie fiimilière.
En Angleterre, et particulièrement à Londres, il a été de mode, ces dernières années, dans une certaine classe de critiques et d'amateurs de théâtre, de condamner, le plus souvent sans grand discernement, toutes les choses de la scône anglaise. Il est, parmi ces critiques, des hommes d'une haute intelligence, renommés en littérature et en art, et leur verdict sévère, qui