IV PRÉFACE
n'exceptait rien, a eu pour conséquence malheureuse une tendance manifeste à déprécier tous les efforts accomplis dans les théâtres anglais. 11 était donc grand temps qu'un Français, un étranger à ces îles, mais d'une autorité indiscutable en matière théâtrale, élevât la voix, et montrât à ses compatriotes l'intérêt de la vie théâtrale anglaise, du théâtre anglais lui-même, et aussi de la mise en scène anglaise ; car il n'est pas douteux que l'aveugle condamnation dont je parlais tout à l'heure procède d'un regrettable excès de sévérité, et que son exagération même et les erreurs qu'elle entraîne vont contre le but que se propose la critique de susciter le progrès sur les points où le progrès est nécessaire. Et ce sera assurément, pour la critique anglaise, une surprise méritée, de constater qu'un visiteur compétent et impartial a trouvé chez nous non seulement beaucoup à louer, mais aussi beaucoup à imiter.
11 y a quelques années, je le reconnais, j'ai écrit, dans mon ouvrage Modem Opéra Hanses and Thealres^ que nos théâtres, ni par leur construction ni par l'inslallalion de leur machinerie, ne pouvaient rivaliser avec les théâtres